de précaution. HT
iu’il en auroit reçu , s’il ne s’en éto'it fervi quetans le befoin.
De la Saignée.
§. 539. La faignée n’eft nécefïàire que dan$quatre cas ; l<> Quand il y a trop de fang.a° Quand il y a inflammation. 3 0 Quand il elllurvénu , ou qu’il va furvenir dans le corps quel-que caufe qui produiroit bientôt l’inflammation ,ou quelqu’autre accident , fi on re rdâclioitpas les vaifleaux par la faignée. C’efi pour cela,qu’on faigne apres les plaies , les contufions ;qu’on faigne une femme grofie , fi elle a unetoux violente ; qu’on faigne , par précaution ,dans plufieurs autres cas. 4 0 Quelquefois pourappaifer une douleur excefiïve , qui ne dépendpoint cependant de trop de fang , ou d’un fangenflammé , mais qu’on calme un peu par la fai-gnée , afin d’avoir le temps de détruire la caufepar d’autres remedes. Mais comme l’on peut fairerentrer ces dernieres railons dans les premières ,on peut établir que le trop de fang , & unfang enflammé , font les deux feules caufes né-ceflaires de la faignée.
§. 540. L’on connoît l’inflammation du fang ,par les fymptomes qui accompagnent les mala-dies que cette caufe produit ; j’en ai parlé , &Cj’ai en même-temps déterminé l’ufage de la fai-gnée dans ces cas. J’indiquerai ici les fymptomesqui font connoître qu’on a trop de fang.
C’efii°legenredeviequ’onmenc Si l’on mangebeaucoup , fi l’on mange des aliments fucculents „& fur-tout beaucoup de viandes, fi on boit des vinsnoutriffants , fi en même-temps l’on digère bien, fil’on fc donne peu de mouvement,fi l’on dort beau-coup , fi l’on n’efl: fujet à aucune évacuation aoon-dante , on doit croire qu’on a beaucoup de fang,