40 $ Des Suffocations.
ces eft fouvent indifpenfablement nécefTaire.
Un lavement produit aulfi quelquefois de très-grands effets.
Les malades font ordinairement foulages dèsqu’ils peuvent beaucoup cracher , ( I ) quelque-fois même un peu vomir.
Le remede No aj , dont on donne une prifede deux en deux heures, avec une tafiè de la ti-fane N„ 12 , réuflit fouvent très-bien, (a)
Si' l’on n'a voit ni ce remede, ni celui du N° 8 ,ce qui peut fouvent arriver dans les campagnes,il faut piler un oignon médiocre dans un mor-tier de fer ou de marbre , verfer deflùs un ver-re de vinaigre bouillant , paffèr fortement parun linge , y mêler autant de miel , & avalertoutes les demi-heures une cuillerée de ce mé-lange, dont j’ai obfervé l’efficacité d’une façonfenfible.
Des
( i ) Lorfque l’abondance & la ténacité des crachats, quele malade ne peut îenclic , font les caufes de l’opprefbon, 6c.lorfque le malade eft d’un tempérament phlegmatique , nousavons employé plufieurs fois avec beaucoup de fuccès un bolexpeétoram , préparé avtc dix ou quinze grains de gommeammoniac en poudre, 6c fuffiihmmcnt de vinaigrefcilliciquepour former le bol que le malade prend tout à la fois. Dansles tempérament' fccs , fanguins, vifs, qui font oppreiTés patle rétiéciftêment de lapoit.ine , la vivacitéde la circulation6c le reflerrement fpafmodique de tous les vaiiieaux 5 cemédicament leioit nuifible. Les calmants au contiaiiercuflîroiu,
’• 4 1 ) la dofe du kerraes minéral, portée par la formuleNuméro if , nous paroît bien foible, nous cioyons qu’onlie doit pa:: ctainJie de donner aux adultes ce remede à unedofe double ôc même quadruple , pourvu qu’on s’arrêteioifquc le malade en aura piis environ huit grains. Onne doit pas héfiter de le donner de bonne heure dansles accès de fuffocation qui dépendent en partie de l’en-gorgement glaireux de l’eftomac , 6c des indigeftions quiont précédé.