Des Clous. T <’> I
telle que les bons Chirurgiens la font, n’eft ue-ceflàire que dans les cas que j'ai indiqués , &que l'amputation du tefticule ne l’elt jamais.
Des Furoncles oit Clous.
j 5 - 480. Tout le monde connoît les furonclesou clous, qui font quelquefois louftrir beaucoup,s’ils lont gros , fort enflammés , ou litués defaçon à gêner les mouvements ou les pofitions.Quand l’inflammation elf très-confidérable, qu’ily en a plufieurs à la fois, qu’ils empêchent dedormir , il convient de fe mettre à un régimerafraîchiflant , de prendre quelques lavements,& de boire beaucoup de tifane N° a. Quelque-fois même une faignée efl néccflàire.
Si l’inflammation efl très-forte , on appliquefur le mal un cataplafme de mie de pain tk delait , ou d’ofeille un peu bouillie & pilée. Si elleelt moins forte , l’on le fert de l’emplâtre demucilage ou diachilon fimple , étendu fur de lapeau. Le diachilon gomme eft plus actif , mais ilaugmente fi fort les douleurs chez quelques per-fonnes, qu’elles ne peuvent pas le ibutenir.
Les furoncles qui reviennentfouvent,indiquentquelque vice dans le tempérament , & fouventun vicealTez confidérafcle, & dont les fuites pour-roient être à craindre ; ainfi il faut chercher àen connoître la caufe , & à la détruire ; maisc’eft un détail que je ne puis pas donnerici.
<$. 481. Le clou fe termine ordinairement parfuppuration, mais une fuppuration d’une efpecefinguliere. Il s’ouvre d’abord dans fon fommet ,& il en fort quelques gouttes u’un pus tel quecelui de tous les abcès, &c alors on découvre cequ’on appelle le germe ou le bourbillon ; c’elt une