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Tome Second (1766)
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180
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18 o Des Hernies.

5° Enfin, fi ces rcmedes ne réufliflent pas , fifaut fe déterminer à faire lopération , fans per-dre un feul moment ; car ce mal tue quelque-fois au bout de deux jours : mais pour cela , ilfaut avoir un très bon Chirurgien. Le fuccès aveclequel je lai fait faire , dans un cas prefque-felpéré , depuis la première édition de cet ou-vrage , le fixieme jour dune couche , ma con-vaincu , plus encore quaucune obfervation pré-cédente , quon ne devoit jamais fe difpenfer dela tenter, quand les autres remedes font inluffi-fants ; elle ne peut pas même hâter la mort ,dailleurs inévitable , mais elle la rend plus dou-ce, fi elle ne fauve pas. Quand on la fait commeM.Levade la fit dans le cas dont je viens deparler , les douleurs font très - tolérables &courtes.

Je ne parlerai point de la façon de la faire,parce que je ne pourrois pas métendre afièz pourinflruire un Chirurgien qui lignoreroit, & quunChirurgien éclairé lait tout ce que je pourrois luidire.

Lon a vu ici une femme , morte depuis quel-ques années , qui entreprenoit effrontément cetteopération , & tuoit les malades , après les tour-ments les plus cruels, & lamputation du teflicule,que font toujours les Charlatans & les Chirur-giens ignorants , mais quun Chirurgien enten-du ne fait jamais dans ce cas. Il court même fou-vent dans le pays des fcélérats qui font cette opé-ration fans aucune néceflité , & taillent impi-toyablement une multitude denfants que la na-ture feule , ou aidée dun (impie bandage , auroitguéris radicalement , au lieu quils en tuent ungrand nombre , & privent de la virilité ceux quilurvivent à leur brigandage. Il feroit à fouhaiterqu ils fiifTent févérement châtiés , & lon ne p&uttrop inculquer au peuple que cette opération ,