18 o Des Hernies.
5° Enfin, fi ces rcmedes ne réufliflent pas , fifaut fe déterminer à faire l’opération , fans per-dre un feul moment ; car ce mal tue quelque-fois au bout de deux jours : mais pour cela , ilfaut avoir un très bon Chirurgien. Le fuccès aveclequel je l’ai fait faire , dans un cas prefque dé-felpéré , depuis la première édition de cet ou-vrage , le fixieme jour d’une couche , m’a con-vaincu , plus encore qu’aucune obfervation pré-cédente , qu’on ne devoit jamais fe difpenfer dela tenter, quand les autres remedes font inluffi-fants ; elle ne peut pas même hâter la mort ,d’ailleurs inévitable , mais elle la rend plus dou-ce, fi elle ne fauve pas. Quand on la fait commeM.Levade la fit dans le cas dont je viens deparler , les douleurs font très - tolérables &courtes.
Je ne parlerai point de la façon de la faire,parce que je ne pourrois pas m’étendre afièz pourinflruire un Chirurgien qui l’ignoreroit, & qu’unChirurgien éclairé lait tout ce que je pourrois luidire.
L’on a vu ici une femme , morte depuis quel-ques années , qui entreprenoit effrontément cetteopération , & tuoit les malades , après les tour-ments les plus cruels, & l’amputation du teflicule,que font toujours les Charlatans & les Chirur-giens ignorants , mais qu’un Chirurgien enten-du ne fait jamais dans ce cas. Il court même fou-vent dans le pays des fcélérats qui font cette opé-ration fans aucune néceflité , & taillent impi-toyablement une multitude d’enfants que la na-ture feule , ou aidée d’un (impie bandage , auroitguéris radicalement , au lieu qu’ils en tuent ungrand nombre , & privent de la virilité ceux quilurvivent à leur brigandage. Il feroit à fouhaiterqu ils fiifTent févérement châtiés , & l’on ne p&uttrop inculquer au peuple que cette opération ,