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Tome Second (1766)
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157
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Des Contufîons. I $7

le danger qu'il y a à négliger les coups violents ;puifque ces deux malades auroient évité, l'unla mort, lautre une maladie longue & cruelle,sils avoient pris, dabord après laccident, lesprécautions néceflàires dans ces cas.

445. Quand une partie elt meurtrie, il ar-rive de deux chofcs lune, & ordinairement tou-tes deux à la fois, fur-tout fi la meurtriflure eftun peu conlidérable ; ou les petits vaifleaux dela partie meurtrie font brifés, & le fang quilscontenoient sépanche dans le voifmage ; ou ,fans épanchement , ces vaifleaux perdent leurforce , & naidant plus la circulation , le fangcroupit. Dans lun &C lautre cas , fi la nature,ou feule ou aidée , ny remédie pas, il furvientinflammation , fuppuration de mauvaife efpece,pourriture, gangrené, fans parler des accidentsqui dépendent de la meurtriflure de quelque par-tie particulière , comme nerf, gros vaiffèau ,os, &c. Lon comprend aufli tous les dangers dela meurtriflure , quand elle a attaqué quelquepartie intérieure , & que le fang seft épanché ,ou que la circulation ne fe fait plus dans quelquepartie importante à la vie. Ceft- la caufe dela mort Subite des perfonnes qui ont fait quelquechûte violente , ou reçu quelques corps pefantsfur la tète, ou quelques coups fans quil paroifleaucun mal extérieurement.

Lonaplufieurs exemples de morts fubites aprèsun coup de poing fur le creux de leftomac , quioccafionnoit la rupture de la rate.

Ceft parce que les chûtes occafionnent une lé-gère meurtriflure générale, tant intérieure quex-térieure , quelles ont quelquefois des fuites lifâcheufes , fur-tout pour les vieillards , chez les-quels la nature , déjà affoiblie , ne rétablit pointles défordres ; aufli lon en voit pluüeurs qui ,