ÏIO Avis pour
d’abord pour les décraffer, enluite pour les fortifiefi
Du Lavage des Enfants.
Ç. 384. Tout le corps de l’enfant qui naît eft:couvert d’une crafîe qui vient de la liqueur danslaquelle il a vécu. Il eft important de l'en déli-vrer d’abord , & il n’y a rien d’aufll bon que lemélange d’un tiers de vin avec deux tiers d’eau ;le vin pur eft dangereux. On peut réitérer celavage quelques jours de fuite ; mais c’eft unetrès-mauvaile coutume que de continuer à leslaver ainfi tièdement , cc l’on en augmente ledanger fi l’on met du beurre , comme on nele fait que trop fouvent dans l’eau & le vinqu’on emploie ; fi cette crafle paroît gluante &épaiffe , il faut fe fervir d’une décoction de ca-momilks, avec la groffeur d’une noifette de fa-von. La bafe de la fanté c’eft la régularité aveclaquelle fe fait la tranfpiration ; pour obtenircette régularité , il faut fortifier la peau , & leslavages tiedes l’affoibiiffeHt. Quand elle a la forcenéceflaire , elle fait toujours fes fondions , & latranfpiration ne fe dérange pas à tous les change-ments de temps : l’on ne doit donc rien négligerpour la mettre dans cet état ; & pour parvenir àce point important, il faut laver les enfants, peude jours après leur naiflance , avec de l’eau froi-de , telle qu’on l’apporte de la fontaine.
On fe fert d’une éponge , &C l’on commencepar le vifage , les oreilles , le derrière de la tê-te , (on évite la fontanelle) ( 1 ) ,1e col, les reins,tout le corps, les cuifî'es, les jambes, les bras ,enun mot nar-tout. Cette méthode ulïtée il y atant de ficelés , & pratiquée de nos jours parplufieurs peuples, qui s’en trouvent très - bien ,
( 1 ) C’eft cet cfpace au-defius de la tête , dans lequel 0»font que les os ne font pas encore tennis.