les Enfants. Î07
L’on procure l'évacuation de cet excrément ,I* en ne leur donnant point de lait les vingt-quatre premières heures de leur vie. 1° En leurfàifant boire pendant ce temps-là de l’eau danslaquelle on met un peu de fucre ou du miel ,ce qui délaie ce mcconiam , & en facilite l’éva-cuation par les Telles, & quelquefois par les vo-miflements.
3° Pour être plus fûr que toute cette matièrefort , il faut leur donner une once de. firop dechicorée compofe , qu’on délaie avec un peu d’eau ,& qu’on leur fait boire dans l’efpace de quatreou cinq heures. Cette pratique a les plus grandsavantages , & il eft à louhaiter qu’elle deviennegénérale. Le firop que j’indique eft à préférer debeaucoup à tous les autres , & fur-tout à l’huiled’amandes. ( I )
Si la grande foibleffe exige quelque aliment ,il n’y a point d’inconvénient a leur donner unpeu de bifcuit dans l’eau , comme on fait ordi-nairement y ou un peu de panade très-claire.
Des Aigreurs.
$. 380. Quoique les enfants aient été bienévacués d’abord après leur naiffance , très-fou-
(1) Cette méthode eft utile lorfque la mere n’a'laite pointfon enfant ; l’art eft alors obligé de furpiéer à la nature ,«e qu’il lait toujours très-imparfairement. Mais lorfque lamere éclairée fur fon véritable intérèc & fur celui de fonenfant, écoutant la voix de la nature & du devoir , endevient la nourrice , toutes ces précautions , tous ces reme-des font nuilîbles, ou au moins inutiles. La mere doitdonner à tetter à fon enfant auflî-tôtqu’il peut le faire. Lepremier laie , le colofirum , qui eft très-féreux , fetvira lui-même de purgatif, aidera l’évacuation du méconium , de-viendra peu à peu nourriflànt , & tiendra lieu des bif-cuits & de la panade , que nous croyons dangereux dansles preiuicts jouis de la naiilànce.