I.ofi Avis pour
Chaque maladie a proprement le fien , qifurlAlédecin attentif apprend ; il doit donner tousfes foins à comprendre celui des enfants , & àen profiter , pour perfectionner les moyens deles rendre fains & vigoureux , & de les guérirdes différents maux auxquels ils font expofés. Jene me propofe point de remplir aduellement cet-te tâche dans tout le détail qu’elle exigeroit ;mais j’indiquerai les principales caufes de leursmaux , & la façon générale de les traiter ; jeleur épargnerai au moins par-là une partie dumal qu’on leur fait, de l’épargne des maux ar-tificiels eft un des grands buts decet ouvrage.
$. 378. Prefque tous les enfants qui meurentavant l’âge d’un an , & même de deux, meu-rent avec des convulfions ; l’on dit qu’ils fontmorts de convulfions, & l’on a en partie raifon ,ce font en effet les convulfions qui les ont tués ;mais ces convulfions elles-mêmes font l’effetd’autres maladies qui demandent toute l’attentionde ceux qui ont foin de ces petites créatures, Scce n’eft qu’en combattant ces différentes caufe»qu’on peut guérir les convulfions. L’on en recon-noît quatre principales, le méconium , les aigreurs ,la poujjee des dents &c les vers ; je dirai quelqueehofe de chacune.
Du Méconium.
379. L’eftomac & les inteftins de l’enfantfont remplis , quand il vient au monde , d’unematière noire , médiocrement épaiffe & affezgluante, qu’on appelle méconium. Il faut que cettematière foi: évacuée avant que l’enfant prenne dulait , fans quoi elle le corromproit ; & devenantelle-même extrêmement âcre , il en réfulteroitune double fource de maux auxquels l’enfant netrélifteroit point.