Druckschrift 
Tome Second (1766)
Entstehung
Seite
79
Einzelbild herunterladen
 

Dyfenterie. 79

Je commençai par le remede N° 34 , & enfuiteje donnai le* N° 32, ; je ne fis prendre la rha.-barbe qu a très-peu de malades fur la fin de la.maladie. Prefque tons furent guéris au bout dequatre ou cinq jours. Un petit nombre à quije navois pas pu donner lémétique , ou quiavoient quelque complication , languirent affeslong-temps, mais fans danger.

f. 33 5. Quand la dyfenterie efl compliquée avecdes fymptomcs de malignité, ( voyez $. 2.45 , )lon emploie avec fuccès, après le remede N 0 3 5 ,ceux N° 38 & 39.

§. 33®- Quand le mal a déjà duré plufieursjours fans remedes, ou avec de mauvais remedes ,il faut fe conduire tout comme sil commençoit ,à moins quil ne fût furvenu des accidents étran-,gers à la maladie.

§. 337. Cette maladie a quelquefois des rechû-tes au bout de quelques jours , qui font prefquetoutesoccafionnées, ou parle manque de diete ,ou par l'air froid, ou par réchauffement. On lesprévient en évitant ces caufes ; on les guérit cr»fe mettant au régime , &C en prenant une prifedu remede N° 51. Si fans aucune caufe fenfible lemal revenoit & sannonçoit comme une nouvellemaladie , il faudroit la traiter comme telle.

$. 338. Quelquefois elle eft compliquée avecfievre daccès ; il faut guérir premièrement ladyfenterie & enfuite la fievre. Si cependant lesaccès de fievre étoient violents, on donnerait lekina de la façon prefcrite dans le §. 259.

<j. 339. Un préjugé pernicieux , dont lon eftencore généralement imbu, ceft que les fruitsfont nuifibles dans la dyfenterie , quils la pro-curent , & quils laugmentent; il ny a peut-êtrepoint de préjugé plus faux. Les mauvais fruits, lesfruits mal mûrs dans les mauvaifes années peu-vent occafionner des coliques , quelquefois des