y S Dyfenterie.
$. 333. Quelquefois la dyfenterie s’annonceavec une fie"re inflammatoire, un pouls fiévreux,dur , plein , un violent mal de tête & de reins,le ventre tendu. Dans ces cas il faut faire une fai-gnée (1), donner tous les jours trois & mêmequatre lavements N° 6 , (2) & boire beaucoupde tifanc N° 3.
Quand toute crainte d’inflammation eft abfo-lument palfée , on vient au traitement marquédans le traitement précédent ; mais fouvent iln’eft pas nécefiaire de faire vomir ; & fi les fymp-tomes d’inflammation ont été forts, il faut pur-ger la première fois avec la potion N 0 11 , &n’employer la rhubarbe que fur la fin du mal.
J’ai guéri plufieurs dyfenteries en ne leur or-donnant pour tout remede qu’une tafle d’eau tiedetous les quarts d’heures; & il vaudrait mieux s’entenir à ce remede qui ne peut être qu’utile , qued’en employer d’autres dont on ignore les effets,& qui en produifent fouvent de très-dangereux.
(§. 334. Il arrive aufli que la dyfenterie fe jointà une fièvre putride, ce qui oblige à donner aprèsl’émétique les purgatifs N° 2.3 ou 47, Sc plufieursdofes du Ni° 24 , avant que d’en venir à la rhu-barbe. Le N° 32 eft excellent dans ce cas.
En 17^5 il y eut ici , en automne , quandl’épidémie nombreufe des fievres putrides com-mença à ceffer , un grand nombre de dyfenteriesqui avoient beaucoup de rapport avec ces fievres.
(1) Lorfque le bas-ventre eft tendu, lorfqu’on en craintl’inflammation, des fomentations d’eau ou de lait tied.s,doivent précéder l’ufage des évacuants.
(1) Au lieu du lavement numéro 6 , on peut, s’il y a• de vives épreintes, donner fouvent des demi-lavements delait, ou d’huile d’olive, auxquels on joindia une demi-once de firop de Diacode. On calmera encore ces. éprein-tes, fi on met de l’eau tiede toujours leuouvcllée dans lçbaiîù. «