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Tome Second (1766)
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68
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68 ^ Mifè-èrè.

liée à la peau des fefles ; mais cette maladie dé-pend dun grand nombre de caufes, quon a*couvert en ouvrant les cadavres de ceux qui enfont morts ; fàge méthode , extrêmement propreà enrichir &c à perfectionner la médecine, quilferoit à propos quon pratiquât plus généralement,& dont, bien loin de le faire une peine, on de-vroit le faire un devoir , parce que cen eft unque de contribuer à perfèétionner une fcience àlaquelle le bonheur des hommes eft attaché. Jene détaillerai point ces caufes , mais quellesquelles foient, lufage davaler des balles efttoujours pernicieux , & celui davaler du mercureleft fouvent, lun & lautre de ces remedes peu-vent aggraver la maladie, & mettre un obüacleinfurmontable à la guérilon.

Il y a un mil'éréré , qui eft un accident deshernies, dont je parlerai ailleurs, (i)

Troujfe - galant.

$. 321. Le tfoujje-galant , ou cokra-morbus , eftune évacuation prompte, abondante & doulou-reufe par les vomilTements & par les felles.

Il commence par des vents, des gonflements rde légères douleurs dans le bas-ventre, un-grandabattement; enfuite il furvient des évacuationsabondantes , ou par les felles , ou par les vomif-fements ; & quand une de ces évacuations acommencé , lautre fuit de bien près. Les ma-tières font jaunes., vertes, brunes., blanches, noi-res ; les douleurs fortes dans le bas-ventre, lepouls, prefque toujours fiévreux , eft quelquefoislort dans le commencement ; mais il ne tardepas à saffoiblir, par la prodigieufe évacuationqui fe fait. Il y a des malades qui ont julquà

(t) Cette cfpece de mifétéré eft 1a plus fréquente»