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felle ; le ventre fe tend , les urines quelquefoisfont fupprimées , d’autres fois troubles & puan-tes. Le pouls d’abord affez dur , devient vite &petit ; les forces fe perdent entièrement ; lesmalades rêvent ; il furvicnt prefque toujours unhoquet , & quelquefois des convulfions géné-rales; les extrémités fe refroidiffent, le pouls feperd , les douleurs & les vomiffements ceffent,& le malade meurt très-protr.ptement.
318. Comme cette maladie eft accompa-gnée du plus grand danger, l'on doit , fans at-tendre un moment, commencer des remedes dèsqu’on foupçonne le mal ; la plus petite faute eftmortelle , & l'on a vu les liqueurs chaudes tuerau bout de peu d’heures. J’ai été appelle le fé-cond jour de la maladie, pour une jeune per-fonne qui avoit pris beaucoup de thériaque ; rien11e put même la foulager , elle mourut au com-mencement du troifieme jour.
Le mal doit être traité précifément comme lescoliques inflammatoires; (1) & la feule différen-ce qu’il y a entre ces deux maladies , c’eft quedans ce cas il n’y a point de felles , mais desvomiffements continuels.
Il faut donc, 1° faire une très-forte faignée, àmoins qu’on ne fût appellé trop tard, & quandle malade a déjà perdu fes forces.
a 0 Donner des lavements laxatifs, qu’on faitavec une décoclion d’orge , & auxquels on ajou-te cinq ou fix onces d’huile.
3 0 Chercher à modérer les efforts des vomif-fements , en donnant, de deux en deux heures,une cuillerée de la potion IÇsi 0 48.
40 II faut faire boire beaucoup, à très-peti-
(1) Cette maladie petit dépendre d’un grand nombre decaufes très-différentes entr’elles. On fera fes efforts pour re-conroître celle qui en eft la foutee, afin de la combattredireftement.