Coliques. 65
&r la fuperftition attribue leur mort aux poifonsdonnés , ou aux forùUges.
§■ 317. Le miféréré eft la maladie la pluscruelle. Si les inteftins fe ferment dans quel-que endroit, par quelque caufe que ce foit ,tous les aliments font arrêtés, & alors il arrivefouvent que ce mouvement continuel qu’onremarque dans les boyaux, pour pouffer toutvers le fondement, fe fait dans un fens con-,traire, & pouffe tout vers la bouche.
I4 mal commence quelquefois après quelquesjours de conffipation ; d’autres fois, fans qu’elleait précédé, par des douleurs dans quelque par-tie au ventre, fur-tout autour du nombril, qui,augmentant peu à peu , deviennent enfin très-violentes , & en même temps le malade a del’angoiffe ;l’on fent , chez quelques-uns, une tu-meur dure , qui fait le tour du ventre commeune corde; on entend des vents , il en fort quel-ques-uns par-deffus, ils font fuivis d’envie devomir ; bientôt il furvient quelques vomifîè-ments qui vont en augmentant , jufqu’à ceque le malade rende tout es qu’il prend , avecun furcroit de douleurs inouies. Il ne rend d’a-bord que les derniers aliments , quelques ma-tières /aunes, les boiffons ; mais tnfuite les ma-tières deviennent puantes, fétides ; & quand lemal eft très-avancé , elles ont upe odeur qu’onappe'le d’excréments, mais qui reffemble plutôtà celle de cadavre corrompu. Quelquefois auili,fi l’on a pris des lavements qui euflènt uneodeur forte, on la retrouve dans ce qu’on vo-mit ; nuis je n’ai jamais vu vomir ni de vraisexcréments, ni la matière des lavements , nimoins encore des fuppofitoires introduits par lefondement. S’il faut croire que cela eft arrivé,il eft bien difficile de comprendre comment. Pen-dant tout ce temps-là il n’y a pas une feuteTwne IL F