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Tome Second (1766)
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48
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48 Pêripncumonies

fois un peu de mauvaife humeur ; le vilâge eftplus rouge quil ne devroit être ; il a du pen-chant au fommeil, & dort mal, & il a quel-quefois beaucoup dappétit.

3 0 Quand cet état a duré quelques jours, il fur-vient un friflon plus long que violent, enfuite unechaleur peu forte, mais accompagnée de beau-coup dinquiétude & doppreflion. Le maladene peut pas tenir au lit, il va & vient dansla chambre , quoique très-abattu ; le pouls eftfoible & aflez vite ; les urines ne font quelque-fois que peu changées, dautres fois en petitequantité 0 C aflez rouges ; il ne touffe pas beau-coup , & ne crache quavec peine. Le vifage eftordinairement très-rouge & même livide, il nepeut ni veiller ni dormir ; il a des moments derêverie , dans dautres îefprit eft libre. Quelque-fois , fbr-tout chez les vieillards, cet état finittout-à-coup par un évanouifiement mortel.D 'autres fois loppreflion & langoifle augmen-tent ; le malade ne peut refpirer qu'aflis , &avec un travail cruel ; le cerveau sembarrafletout-à--fait, le pouls eft très-vîte & très petit :cet état dure quelques heures , & finit auflltout-à-coup.

$. 291. Cette maladie eft très-dangereufe ;premièrement , parce quelle attaque des fujetsdont le tempérament na pas de reflource ; en fé-cond lieu , parce quelle eft prompte , car onmeurt quelquefois dès le troifieme jour , & lonpafle rarement le feptieme, pendant que la caufedu mal demanderoit de longs fecours. Dailleurs,sil y a des raifons pour employer un remede ,il y en a fouvent dautres qui lempêchent , &tout ce quon peut faire fe réduit à ceci.

i° Si le malade a encore beaucoup de vigueur ,sil neft pas dun âge trop avancé , file pouls a dela dureté, & en même temps de la force , fi le

temps