Eréfipdles. 41
fièvre Se point de crainte d’inflammation, dedonner les remedes N» 34 ou 35 , qui par lesfecoufîes qu’ils occafionnent, diilipent ces em-barras mieux que les purgatifs. (1)
Après ces évacuations , ordinairement le mals’amende ; mais il faut cependant quelquefois yrevenir le lendemain , ou le furlendemain , fur-tout fi le mal efl à la tête. Les purgatifs font levrai remede de cette maladie quand elle occupecette-partie , en emportant iacaufe du mal, ilsle diminuent, & ils en préviennent les fuites fâ-cheufes.
Quand après les évacuations la fievre continueà être très-forte , il faut donnertoutes les deuxheures & même plus fouvent , une cuilleréedu remede N° 10 , mêlé à un verre de tirfane.
11 efl: très-utile, quand le mal efl à la tête,de baigner fouvent les jambes dans l’eau tiede ;l’on doit même, s’il efl violent, appliquer desfinapifmes à la plante des pieds. J’ai vu ce re-mede attirer fur les jambes, au bout de quatreheures, une éréfipelle qui courroit le nez &les yeux. Quand le mal commence à fe difii-per par la fueur, il faut l’aider par le thé defureau & le nître ; ( voyez $. 2.79. ) il efl utiled’entretenir la tranfpiration pendant quelquesjours.
( 1 ) Les émétiques réuflîlTent très-bien , lorfque la pre-mière vivacité de l’inflammation eft pafl'ée , ii le malade ades naufées. ils enlèvent promptement une bile âcre , quiefl; fouvent le foyer du mal; ils excitent les fueurs , quifont toujours utiles dans les érélîpelles.On obferve conf-tamnlent à Lyon , qu’ils font prefque toujours indiqués,& fouvent néceflaires:; qu’ils diminuent la maladie, Scen abrègent le terme , lorfqu’ils font preferirs de bonneheure , après les premiers Cymptomes de relâchement.Tome II, D