Er'êfipîlUi. 39
ft>n aife; il a des envies de vomir, de l’angoif-fe , de la chaleur ; l’éréfipelle reparoît ailleurs ,& il eft guéri. Mais ii, au lieu de reparoître furune autre partie de la peau , l’humeur fe jettefur le cerveau ou la poitrine, le malade périt enpeu d’heures, 5 c ces changements funeftes arri-vent quelquefois fans qu’il jfoit poffible de lesattribuer à aucune erreur du malade ou du Mé-decin.
Quand le tranfport fe fjit fur le cerveau , lemalade tombe d’abord dans les rêveries , avecon vifage allumé Sc des yeux très-vifs ; il de-vient bientôt frénétique , & meurt léthargi-que. ■*
Si le poumon eft attaqué , l’oppreffion , l’an-goiffe , la chaleur font inexprimables.
L’humeur fe jette auiïi lur la gorge , âcproduit une efquinancie promptement mor-telle.
$. 277. Il y a des perfonnes pour qui l’éréfi-pelle eft une maladie habituelle. Si elfe attaquefouvent le vifage, c’eft ordinairement le mêmecôté , & l’œil en eft à la fin confidérabletnentaffoibli.
Ç. 178. L’éréfipellc dépend de deux caufes ,d’une humeur âcre ^ ordinairement biüeufe ,répandue dans le iàng , &c de ce que cettehumeur ne s’évacue pas bien par la tranfpira-tion..
(J. 279. Quand le mal eft léger, tel qu’il eftdécrit Ç. 2.73 , il fufîit d’entretenir une tranfpi-ration abondante , fans échauffer, & il n’y arien de tel dans ces cas là que le régime & untifage abondant d,e nître & de thé de fureau.Ainfi l’on fe prive de viande , d’œufs &r de vin ;l’on vit d’un peu de légumes & de fruits , l’onboit abondamment d’infufion de fureau , & l’onprend, de trois en trois heures demi-dragme de