JO Fîevres
<$. 2.4a. Dans les fievres d’automne, fi elless'annoncent continues, à peu près comme lesfievres putrides, on fait boire abondamment de.la tilàne d’orge N° 3 , & au bout de deux outrois jours , ii les lignes d’embarras dans l’ef-tomac continuent, on donne le rcmede N°34,ou celui N° 3 >• (0 b'i après ce remede les fi-gnes de putridité continuent encore , on purgeavec plufieurs prifès de la poudre N° a4 , onles gens robuiles, avec celle N° ai ; & quandla fièvre eft tout-à-fait réglée , on donne le kin .kina comme <$. a 5 o.
Mais comme les fievres d’automne font plusopiniâtres, après l’avoir difeontinué huit jours,quoiqu’il ne foit revenu aucun accès , il faut enredonner , encore pendant huit autres jours ,tfois prifes par jour ; fur-tout li la fievre étoitquarte ; & même , dans cette efpece, je l’aifouvent fait prendre fix fois de huic en huirjours.
Le peuple aura de la peine à fe foumettre àcette cure , qui eftcoûteufe par le prix du kina ;mais je n’ai pas cru que cela dût m’empêcherde l’indiquer comme la feule qui foit certaine ;car rien ne peut remplacer ce remede : c’eît lefeul sûr, le leul innocent dans tous les cas.L’on a été imbu pendant long-temps de préjugéscontraires ; l’on croyoit qu’il gâtoit l’e'tomac ,& pour prévenir cela , on donnoit à mangerune heure après. Bien loin de gâter l’eftomac,c’elt le remede du monde qui le fortifie & lerétablit le mieux , & c’ed une coutume nnifi-ble, quand on eib obligé de le donner fouvent,que de manger une heure après. L'on croyoitqu’il laifloit des o'oftrudions , & qu'il condui-
( 1 ) Voyez , S. 141 , les cas dans lefquels on do:t em-ployer ce fécond remede préférablement au premier.