lî Fievres
entre le? accès, que fon appétit, fes forces', fon(ômmeil ne fe perdent pas , il ne faut rien fairedu tout que mettre le malade au rc^ime des con-vaLfe.nts. C elt celui qui convient allez généra-lement à tous ceux qui ont ces fievres ; parceque fi on les mettoit au régime des maladiesaigues, on les affoibliroit inutilement; & fi l’onne retranchoit rien de leuis aliments, comme ilne fie fait point de digeltion pendant tout letemps de ''accès, & que l’eltomac elt toujoursun peu afîoibli par la maladie, il fie formeroitdes crudités qui entretiendroient la fievre. L’onne doit point prendre d’aliments folides au moinsdeux heures avant l’accès.
2.60. Si la fievre revient après le fixîetneou le fieptieme accès, & que le malade ne pa-rodie avoir aucun befoin de purger, ce qu’onapprendra à connoître dans le chapitre des re-medes de précaution , (1) on lui donne le kina,qni elt la poudre N° 14. Si la fievre elt quoti-dienne , ou double tierce , on en donne troisquarts d’once ou lix prifes entre d.ux accès; Sccomme l’on n’a que dix ou douze, tout au plusquatorze ou quinze heures , il ne faut mettrequ’une heure & demie d’intervalle entre chaqueprile. O11 peut placer deux bouillons dans toutce temps-là , entre deux prifes.
Quand la fievre elt tierce , il faut en donnerune once ou huit prifes entre les deux ac*
( 1 ) Il efl très-rare que le; fievres intermittentes n’exîgentaucun purgatif pour leur guérifon , fur tout dans lespays de putridité. Il y a toujours une caufe matériellea ce genre de mala lies , dont la nature fe débariaüé plusaifé.nent pir les fel'es que par route a tre voie ; & com-me il n’y a rien à crainire d’un p rrgairf léger , te' qu*ceux des laméros n ou tj , nous croyons que la pru-Mence v-tit qu’on ! ur làüc toujours précéder une OU deuxfois l’uîage du kiru»