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Tome Second (1766)
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ao Fierres

ble ; & lon fe perfuadc que c'efl le venin dontils fe font chargés qui la caufe de cetteinfection, mais cefl une erreur; ils puent, nonpoint parce quils ont tiré le venin , mais parcequils fe font pourris par lhumidité & par lachaleur; &C ils nont que lodeur quils auroientf] on les avoir mis dans tout autre endroit quele corps dun malade, également chaud & hu-mide. Bien loin dôter le venin, ils augmententla corruption , & il ny auroit quà appliquerplufieurs de ces animaux fur un corps fain dansle lit, &C le biffer long-temps dans cet air, pourlui donner une fievre maligne.

Dans le même but, on attache un mouton aupied du lit pendant plufieurs heures ; ce qui neflpas auflï dangereux, quoique ce foit toujours unmal , parce que plus il y a danimaux dans lachambre , plutôt lair elt corrompu , mais ce quicil tout auffi peu fenfé. Il cil bien certain queles animaux qui environnent le malade, refi-rent le venin qui fort de fon corps, & peuventen être incommodés, tout comme les perfors-jnes qui le foignent, mais ils nen font pas for-tir ; au contraire, en contribuant aufïi à corrom-pre lair, ils augmentent la maladie. Du fauxprincipe on tire une fàuffe conftquence , londit que , fi le mouton meurt, le malade guérira ;ordinairement le mouton ne meurt pas, & quel-quefois cependant le malade guérit ; dautres foisils meurent tous les deux.

§. 149. Souvent la caufe qui produit les fic-vrès malignes , sallie avec dautres maladies,& et» augmente extrêmement le danger. Elle femêle, par exemple, avec le venin de la petite-vérole & celni de la rougeole. On le connoîtpar la réunion des accidents qui caraftérifent lamalignité avec les fymptomes de ces maladies.Ces cas font extrêmement dangereux ; ils de-