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ble ; & l’on fe perfuadc que c'efl le venin dontils fe font chargés qui eü la caufe de cetteinfection, mais c’efl une erreur; ils puent, nonpoint parce qu’ils ont tiré le venin , mais parcequ’ils fe font pourris par l’humidité & par lachaleur; &C ils n’ont que l’odeur qu’ils auroientf] on les avoir mis dans tout autre endroit quele corps d’un malade, également chaud & hu-mide. Bien loin d’ôter le venin, ils augmententla corruption , & il n’y auroit qu’à appliquerplufieurs de ces animaux fur un corps fain dansle lit, &C le biffer long-temps dans cet air, pourlui donner une fievre maligne.
Dans le même but, on attache un mouton aupied du lit pendant plufieurs heures ; ce qui n’eflpas auflï dangereux, quoique ce foit toujours unmal , parce que plus il y a d’animaux dans lachambre , plutôt l’air elt corrompu , mais ce quicil tout auffi peu fenfé. Il cil bien certain queles animaux qui environnent le malade, refi-rent le venin qui fort de fon corps, & peuventen être incommodés, tout comme les perfors-jnes qui le foignent, mais ils n’en font pas for-tir ; au contraire, en contribuant aufïi à corrom-pre l’air, ils augmentent la maladie. Du fauxprincipe on tire une fàuffe conftquence , l’ondit que , fi le mouton meurt, le malade guérira ;ordinairement le mouton ne meurt pas, & quel-quefois cependant le malade guérit ; d’autres foisils meurent tous les deux.
§. 149. Souvent la caufe qui produit les fic-vrès malignes , s’allie avec d’autres maladies,& et» augmente extrêmement le danger. Elle femêle, par exemple, avec le venin de la petite-vérole & celni de la rougeole. On le connoîtpar la réunion des accidents qui caraftérifent lamalignité avec les fymptomes de ces maladies.Ces cas font extrêmement dangereux ; ils de-