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Tome Second (1766)
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putrides. 9

fii pour guérir ni pour tuer. Quand elle eft très-violente , ou mal conduite , elle tue quelquefoisle neuvième jour ; fouvent lon en meure du dix-huitieme au vingtième ; quelquefois feulementenviron le quarantième, après avoir eu des al-ternatives de mieux & de pire.

Quand elle eft légère , elle eft quelquefoisguérie au bout de peu de jours, après les pre-mières évacuations. Quand elle eft grave, il y ades malades qui ne font hors de danger quaubout de fix femaines, & même plus tard ; maisil eft vrai que ces maladies fi longues, dépen-dent fouvent en grande partie du traitement, &quordinairement le cours en doit être décidéentre le quatorzième & le trentième jour.

$. 241. Le traitement des fievres de cette ef-pece , confifte dans les remedes fuivants.

1. On met Le malade au régime , & quoiquilait le ventre libre, quelquefois même un peude diarrhée, il faut également lui donner tousles jours un lavement. Sa boiffon ordinaire doitêtre de la limonade , quon prépare avec le jusde citron , un peu de fucre & de leau , ou latifane N° a. Lon peut, au lieu de jus de citron,employer le vinaigre , qui fait, avec le fucre &leau , une boiffon agréable & très-faine.

2. Sil y a inflammation , ce quon connoît

par la force & dureté du pouls, & par le tem-pérament du malade ; sil eft fort & robufté,ou sil eft échauffé par quelquune des caufesmarquées ( 132 ), il faut faire une faignée ,

& même , sil elt nécefîàire , une fécondé quel-ques heures après. Mais javertis que très-fou-vent il ny a point dinflammation, & quaiorsla faignée feroit nuifible.

3. Quand le malade a fait pendant deux joursun ufage abondant de ces boiffons, sil a encorela bouche très-mauvaife, & de fortes enviesde