putrides. 9
fii pour guérir ni pour tuer. Quand elle eft très-violente , ou mal conduite , elle tue quelquefoisle neuvième jour ; fouvent l’on en meure du dix-huitieme au vingtième ; quelquefois feulementenviron le quarantième, après avoir eu des al-ternatives de mieux & de pire.
Quand elle eft légère , elle eft quelquefoisguérie au bout de peu de jours, après les pre-mières évacuations. Quand elle eft grave, il y ades malades qui ne font hors de danger qu’aubout de fix femaines, & même plus tard ; maisil eft vrai que ces maladies fi longues, dépen-dent fouvent en grande partie du traitement, &qu’ordinairement le cours en doit être décidéentre le quatorzième & le trentième jour.
$. 241. Le traitement des fievres de cette ef-pece , confifte dans les remedes fuivants.
1. On met Le malade au régime , & quoiqu’ilait le ventre libre, quelquefois même un peude diarrhée, il faut également lui donner tousles jours un lavement. Sa boiffon ordinaire doitêtre de la limonade , qu’on prépare avec le jusde citron , un peu de fucre & de l’eau , ou latifane N° a. L’on peut, au lieu de jus de citron,employer le vinaigre , qui fait, avec le fucre &l’eau , une boiffon agréable & très-faine.
2. S’il y a inflammation , ce qu’on connoît
par la force & dureté du pouls, & par le tem-pérament du malade ; s’il eft fort & robufté,ou s’il eft échauffé par quelqu’une des caufesmarquées ( 132 ), il faut faire une faignée ,
& même , s’il elt nécefîàire , une fécondé quel-ques heures après. Mais j’avertis que très-fou-vent il n’y a point d’inflammation, & qu’aiorsla faignée feroit nuifible.
3. Quand le malade a fait pendant deux joursun ufage abondant de ces boiffons, s’il a encorela bouche très-mauvaife, & de fortes enviesde