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ad V.
L’on ne sauroit se dispenser de représenter, que Sa Majesté Prussienneaïant pris la Saxe en dépôt, s’est engagée ipso facto d’en restituer nonseulement les revends, mais aussi de bonnifier les dommages, qui en ont étéles tristes suites. Pour l’amour de la paix Sa Majesté le Roi de PologneElecteur de Saxe veut bien sacrifier au bien publie une partie du dédom-magement, qu’Elle pourroit prétendre proportionné aux pertes qn’Elle asouffertes et qui montent à tant de millions. Elle ne peut cependant re-noncer entièrement à toute indemnisation, quoiqu’Elle ne refusera pas demettre en ligne de compte les convenances que Sa Majesté Prussiennevoudra bien indiquer et proposer,ad VI.
La promesse générale et illimitée de Sa Majesté le Roi de Prusse,d’avoir soin Elle même de l’indemnisation de la Ville de Leipzig, bel?fiinftig erfolgenbem gvteben, felbft für bie SdjabloêftdluHg ber Stobt Seibjigbeforgt JU fefjlt, est si précieuse à cette pauvre ville, qui va succomber sousle poids des malheurs de la guerre, qu’on ne lui peut pas refuser la con-solation , de rappeler constamment à Sa Majesté la dite promesse. Aureste on ignore totalement que l’avance demandée à la Ville de Leipzig aucommencement de la guerre, ait eu le moindre rapport aux Contributionsdes Etats de la Lusaee, et il seroit absolument inutile de compter surquelque arrangement qu’on pourroit faire avec les dits Etats, aussi énervéspar les suites de cette longue guerre, qu’éloignés de reconnoitre des pré-tendues avances, faites sans leur aveu et consentement. On est donc obligéde se tenir de la part de la Ville de Leipzig, comme aussi par rapport àla demande du Corps de la Noblesse de Saxe, purement et simplement àla promesse de Sa Majesté le Roi de Prusse, et d’en solliciter l’accomplisse-ment.
ad VIL
Il est absolument impossible de fixer un status quo, observé avantle commencement de la présente guerre dans les affaires de Commerce.En 1755 on convint de suspendre toutes nouvelles ordonnances d’imposition,de prohibition ou de repressailles, par lesquelles le commerce mutuel avoitété gêné et presque entièrement détruit, et de s’arranger au moyen d’uneCommission à établir à Halle. Les Commissaires commencèrent leurs Con-férences au mois de Décembre 1755 et se separerent au Mai 1756 sansavoir réussi. La rupture des Conférences remit tout sur le pied, sur lequelil se trouvoit avant leur ouverture, c. à d. le commerce mutuel fut derechef interrompu par des impositions, prohibitions et repressailles, et mêmede l’autre coté on y ajouta de nouvelles entraves. La guerre y survint aumois d’Aout 1756, et rendit inutiles les dispositions, qu’on voulut faire,pour remedier aux suites fâcheuses de ces mésintelligences. Il est doncévident que l’epoque du commencement de la guerre n’offre aucun statusquo, qui puisse convenir aux relations de commerce des Etats et Sujets
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