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Seilageu,
vû que présentement il n’y a point de Magazins établis pour leur subsistancedans Ses propres Provinces, et comme on ne sait pas jusqu’à présent, sila paix prendra consistance ou non, Sa Majesté ne sauroit encore faire dansSes susdites Provinces les arrangemens nécessaires pour la dite subsistancede Ses Troupes.
IV.
Il seroit moralement (sic) impossible de rendre les Corps de Troupesqu’on redemande dans l’Article 4 du projet. Ceux qui ont composé cesCorps, sont ou tués ou morts de maladie, ou ils sont déjà effectivementrentrés dans le service de Sa Majesté Polonaise et forment à présent leCorps de Troupes commandé par Son Altesse Royale le Prince Xavier.Il faudroit savoir d’ailleurs, si Sa Majesté Polonaise a des sujets Prussiensà rendre; La même réponse a lieu à l’égard de l’Artillerie, des armes etdes munitions de guerre qu’on redemande. Il n’en existe plus que peu ourien, presque tout ayant été repris à Wittenberg, à Torgau ou autre part.D’ailleurs on pourroit reclamer au même titre l’Artillerie et les munitions,que lçs Ennemis du Roi ont enlevé de Ses places et forteresses en diffé-rentes occasions.
Les étages et les autres personnes, qui ont été arrêtées à l’occasionde la présente guerre, seront mises en liberté. On rendra tous les papiersqui apartiennent aux Archives de Sa Majesté le Roi de Pologne Electeurde Saxe, ou aux autres bureaux du pais, et à l’avenir il n’en sera rienallégué ou inféré contre Sa Majesté le Roi de Pologne ni contre Ses Héritierset Etats.
V.
Ce n’est pas du Roi que Sa Majesté le Roi de Pologne peut demanderun dédommagement. Presque tous les Etats de Sa Majesté ont été ravagéset ruinés de fond en comble, et Ses ennemis en ont tiré les revenus pendanttout le cours de la guerre, de sorte qu’Eile auroit à demander une indem-nisation preferablement à toute autre Puissance; mais Sa Majesté veutsacrifier Ses prétentions au bien de la paix, et Elle espère, que la Courde Saxe fera autant de son coté et voudra ne plus faire mention de ce dé-dommagement, qui ne feroit que traîner à pure perte l’ouvrage salutairede la paix.
Si cependant il y avoit moyen de procurer à Sa Majesté Polonaise ouà Sa Maison quelques convenances comme il en est fait mention dans lepremier mémoire de la Cour de Saxe exhibé au Plénipotentiaire de l’Im-pératrice Reine, Sa Majesté y contribuera volontiers et de bon coeur, pourvûque ce ne soit pas à Ses dépens.
VI.
L’avance dont il est question dans l’article 6 a été faite par la Villede Leipzig pour les Etats de la Lusace, qui n’avoient alors fourni aucuneautre contribution, de sorte que la ville de Leipzig n’aura qu’à s’arrangerlà dessus avec les dits Etats de la Lusace.