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Der Hubertusburger Friede : nach archivalischen Quellen
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3? c i I a g en.

Duchesse de Silésie, chose dautant plus indifférente, que plusieurs Princesportent les mêmes Titres sans que cela préjudice au légitimé Possesseur,ce qui se voit en Angleterre, le Souverain prend le Titre de Roi deFrance, sans que le Roi de France en soit moins réellement Roi de France.

7. Larticle 7 e contient la Proposition dun Plan pour régler davancelordre de succession dans les Margraviats de Bareuth et dAnspach duncôté, et dans le Grand Duché de Toscane de lautre. Quoique le Roi nepuisse quêtre très sensible à louverture que lImpératrice Reine a jugé àpropos de Lui faire dans cet Article, et que S. M. soit persuadée de lapureté des intentions qui en ont été le motif, on ne sauroit sempêcherdobserver ici, que lordre de Succession dans un Etat est par sa nature unde ces Etablissements que chaque Puissance se réserve à Elle-même, sanspermettre que dautres en prennent connoissance, et que les Arrangementsque la Prévoyance fait faire à cet égard, sont également inutiles et dange-reux, puisque les Souverains ne sauroient préjudicier aux Droits de leursSuccesseurs, et quils ne font le plus souvent par, que jeter Leur Postéritédans des embarras beaucoup plus grands, que ceux quils voudroient éviter :Outre que la Branche Cadette venant à séteindre, et ne restant quun seulPrince de la Maison, on ne pourroit pas le priver dune succession dont ilseroit le seul héritier légitime. Des considérations si fortes mettant le Roidans limpossibilité de Se prêter au Plan proposé, S. M. espère, que lImpér.Reine nattribuera pas ce refus à des vues daggrandissement, dont Elle estfort éloignée, et qui ne sauroient dailleurs être imputées à un Prince quine veut simplement que garder les mains libres, à légard des Successionslégitimes qui pourroient échoir par la suite du tems à Sa Postérité, et quina garde de vouloir gener S. M. lImpér. Reine dans les arrangements,quElle croira devoir prendre dans Sa Maison Roïale relativement au mêmesujet.

8. Quant au Commerce de la Silésie le Roi ne sauroit renoncer auDroit quil a une fois acquis par les Traités de Breslau et de Drèsde.Lintention de S. M. nest cependant pas de se procurer des avantages auxDépens du Commerce des Etats de lImpér. Reine ; E't Elle nest pas éloignéedu tout, de donner les mains à un Traité de Commerce qui puisse fairela Convenance des deux Cours. Tout ce quElle demande, cest quon con-vienne dès à-présent et dans les Préliminaires de la Paix, de quelquesPrincipes Generaux, qui puissent servir de base et de fondement au futurTraité de Commerce, soffrant même de dresser un Projet de cet article.

9. Dans lespérance, quon saccordera sur les conditions de la Paix,on ne fait pas difficulté de déclarer, que le Roi se fera un plaisir, dedonner à S. M. lImpér. Reine une preuve de la sincérité de Son amitié,en renouvellant la Promesse de donner Sa voix à lArchiduc Joseph àlElection à venir dun Roi des Romains ou dun Empereur.

10. Supposé quon saccorde sur les Articles de la Paix, S. M. nestpoint éloignée de donner une nouvelle preuve de son amitié à Leurs