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Der Hubertusburger Friede : nach archivalischen Quellen
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SBeitagen.

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équitable et convenable, cest à dire, quon rendra au Roi de Pologne tousSes Etats dAllemagne aussitôt que les Alliés de Sa Maj. Polonaise aurontévacué les Etats et possessions de Sa Majesté.

2. Il seroit nécessaire de savoir ce quon entend par le ternie desjustes égards que méritent les Etats de lEmpire, nommés dans cetarticle. Mais le Roi nayant point été en guerre formelle et déclarée aveclEmpire, et les différents que S. M. a eu avec quelques uns des Etats delEmpire à loccasion de Sa guerre avec lImpératrice Reine, cessant deuxmêmes par la Paix à conclure avec cette Princesse, cet Article, qui exige-roit dailleurs et à plus forte raison, une réciprocité parfaite à légard desAlliés du Roi, paroit superflu, et il semble quil vaudroit mieux y sub-stituer linclusion des Puissances, Princes et Etats amis des deux Partiescontractantes, pour le quel effet on nomme de la part du Roi, lImpératricede Russie, le Roi de la Grande Bretagne Electeur dIIannovre, le Land-grave de Hesse-Cassel et le Duc de Bronsvie.

3. Il faudroit savoir également ce quon entend par les propositionsnécessaires pour que la tranquillité générale puisse êtrerétablie en Allemagne dune façon convenable à la dignitéde lEmpereur comme Chef de lEmpire et honorable de partet dautre. On se prêtera volontiers à tout ce qui est juste, conformeaux constitutions de lEmpire et convenable à la dignité du Roi. Mais commeil importe décarter tout ce qui pourroit donner lieu à de trop grandesdiscussions, on pense quil faut, selon ce qui est contenu dans lArticle 5dij Précis, ensevelir le passé dans le plus profond oubli, et on pourroitobvier à tout préjudice pour lavenir par la confirmation de la Paix deWcstphalie et de toutes les autres Constitutions de lEmpire, et

4. par une amnistie generale, telle quelle a été proposé dans larticle 4du Précis, et au sujet de laquelle on trouve également nécessaire, quonsengage à la mettre en exécution en plein et de bonne foi.

5. La Proposition du renouvellement de la Convention faite entre leRoi et lElecteur Palatin au sujet des Duchés de Juliers et de Bergue paroittout-à-fait étrangère à la présente négociation entre les deux Cours, et cetteConvention ayant eu pour base la Garantie de la Silésie et de la Comtéde Glatz, stipulée par la Cour de France, il semble aussi, que ce soit uneaffaire qui doive être renvoyée à une Négociation particulière entre le Roi,cette Couronne, et la Cour Palatine, sur laquelle cependant on pourrasentendre facilement.

6. On ne sauroit en aucune manière admettre la Proposition de laCession de la Comté de Glatz, qui est entièrement contraire au premierPrincipe que le Précis contient, quaucune des Parties belligérantes ne doitfaire des pertes réelles. Pour éviter une Contradiction aussi manifeste, ilfaut sen tenir à une restitution in integrum, dautant que le Roi sy obligeégalement envers le Roi de Pologne Electeur de Saxe. Il dépend dailleursde lImpératrice Reine de garder ou de ne point conserver le Titre de