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5 t(l Que tout ce qui est arrivé pendant la présente guerre, soit parfaite*ment oublié, et qu’en conséquence entre autres la convention faite entre SaMaj. Prussienne et l’Electeur Palatin au sujet de la succession de femmesde la maison de Sulzbacli aux Duchés de Juliers et Bergues soit reconfirméeet rétablie dans toute la force des engagements qu’elle contient.
G 10 Que dans la vue de rendre la paix durable, le Comté de Glatz,attendu le local de Son Emplacement, reste en la possession de la Maisond’Autriche. Mais qu’en échange et en conséquence établi pour base de lanégociation, à savoir, que ni l’une ni l’autre des Parties ne pourra fairedes pertes réelles par la paix, S. M. l’Impér. Reine se charge jusques à laconcurrence des revenus de ce Comté réduits en capital et calculé en raisonde l’Intérêt au 5 pro Cent, d’une somme proportionnée des Dettes, quisont actuellement encore à la charge de S. M. le Roi de Prusse.
Dans la meme vue et dans l’intention de contribuer à tout ce qui peutêtre propre à donner sur l’avenir la confiance réciproque la plus parfaite,rimp. Reine est disposée à renoncer pour Elle et ses Descendans au Titrede Duchesse souveraine de Silésie, et a réunir meme à la Moravie la partiede la haute Silésie, qui est de sa domination, bien entendu néanmoins queSa Maj. Pruss. renonçât aussi de Son côté aux titres relatifs a la possessiondu Comté de Glatz-.-
L’Imp. Reine agréera aussi toutes les Garanties et d’autres moyenspropres à assurer la paix h perpétuité, et à ôter tout doute à cet égard.
7 mo A cette fin et regardant entre autres des preuves de vues éloignéesde tout projet d’aggrandissement comme une des voyes les plus propres àétablir la confiance mutuelle, l’Impér. Reine offre aussi de disposer Sa Maj.l’Empereur à détacher il perpétuité Son Grand Duché de Toscane de laSuccession Primogéniale de la Maison d’Autriche et à l’ériger en secondegéniture, suposé que Sa Maj. Pruss. de Son côté veuille s’engager parréciprocité tant pour Elle que pour Ses héritiers à ce que la secondegéniture sans cela établie dans les Margraviats de Bareutli et d’Anspach ysoit maintenue, le cas du décès sans héritiers mâles des Souverains actuelle-ment régnants venant a exister, et promettre que ces deux Etats passerontà perpétuité à la ligne cadette de Sa Maison de Brandebourg sans pouvoirjamais être possédés par le Chef de la maison.
L’Impér. Reine se flatte, que dans cette proposition on y reconnoitra,qu’Elle désire sincèrement rétablir et assurer pour jamais l’amitié et labonne intelligence qui a subsisté dans les tems passés entre les Maisonsd’Autriche et de Brandebourg, et Elle veut espérer, que la façon dont SaMaj. le Roi de Prusse recevra cette idée, et y répondra de son coté, Luidonnera la satisfaction de retrouver en Lui des intentions conformes auxSiennes.
8 V0 II sera nécessaire aussy, pour assurer la solidité et la durée de laPaix de prévenir les nouvelles disputes qui pourroient s’élever sur l’objetdu commerce réciproque, et pour cet effet, de stipuler, que chacune des