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Bcilmje F.
Précis clés conditions de la Paix à rétablir entrel'Impératrice Reine de Hongrie et de Bohême et leRoi de Prusse.
Il est convenu que l’on veut (le part et (l’autre une paix juste, hono-rable, et qui puisse durer, tels étant les intentions de l’Impératrice Reine,et le Roi de Prusse témoignant être dans les mêmes sentimens.
En partant de ces points, il s’en suit, que si la Paix doit avoir lieu,tout ce qui sera proposé devra être marqué au coin de ces trois qualités,et que de part et (l’autre il ne faudra jamais les perdre de vue dans toutle cours de la négociation.
Pour prouver des faits que de la part de l’Irnp. Reine on pense ainside bonne foi, et que non seulement on veut sincèrement la paix, mais quemême on est disposé à en rapprocher, s’il se peut, le moment désirable,on veut bien parler le premier, et commencer par des propositions, par les-quelles peut-être on ne devrait que finir.
On en use ainsi, parcequ’on veut conclurre et savoir promptement àquoi s’en tenir, et l’on suppose, que Sa Majesté Prussienne a les mêmesintentions.
Dans cette vue on veut bien ne pas s’arrêter à traiter sur l’article im-portant des conquêtes. On est même disposé à adopter et établir pour labase de la négociation : qu’aucune des deux parties ne pourra faire despertes réelles par la Paix ; mais en échange les trois qualités convenuesci-dessus, comme conditions sine qua non de la réconciliation des partiesbelligérantes, exigent :
l mo Que la paix soit rétablie en même tems avec la Cour Electoralede Saxe, sur un pied réciproquement équitable et convenable.
2 do Que dans la Paix à conclure avec l’Imp. Reine l’on aye aussi lesjustes égards que méritent d’autres Etats de l’Empire, et particulièrementceux de la Franconie, Mr. le Duc de Mecklenbourg et Mr. le Prince d’An-halt-Zerbst.
3° Que l’on soit disposé à donner les mains à toutes les propositionsnécessaires, pour que la tranquillité générale puisse être rétablie en Alle-magne d’une façon convenable à la dignité de l’Empereur comme Chef del’Empire et honorable de part et (l’autre.
4 10 Qu’il soit convenu de part et d’autre d’une amnestie générale, etque l’on s’engagera à la mettre en exécution en plein et de bonne foi.