S cf) (U §l' C rit .111 1 (tut <}C11.
1()5
cela, en lui disant: que S. M. vouloit excepter les déserteurs,qu’il ne s’étoit agi dans toute la négociation que des sujetsqui avoient été obligés de prendre service, qu’il seroit im-possible de se rendre tous les sujets et de faire faire pourcet effet par les officiers de part et d’autre des recherchesauprès des Régimens, que personne ne souffriroit cela, quepar là toute la stipulation deviendroit illusoire, ce qui nepourroit pas être l’intention de sa Cour, que j’avois proposéla restitution au nombre égal, comme le seul expédientpraticable, que lui proposoit des recherches à faire, qu’ainsinous étions d’accord sur la question au? mais que la méthodede l’exécution étoit renvoyée à une convention ultérieure,qu’ainsi il ne s’étoit préjudicié en rien, que j’étois persuadéque sa Cour approuveroit plutôt mon article que le sien,ipie je ne pouvois pas permettre d’insérer dans cet articleles expressions de ses mémoires précédens, qu’alors il faudraitque j’y misse aussi celles des miens, et qu’à la fin il n’enrésulterait qu’un galimatias inintelligible. — Mr. de Collen-bach passa ainsi plusieures heures dans la plus grande in-quiétude et agitation, allant tantôt de la conférence chez leConseiller Gutschmidt, tantôt revenant. Il me proposa d’ac-cepter une déclaration de lui, dans quel sens il entendoitcet article. Je lui dis: qu’alors je serais obligé de lui faireune déclaration à mon tour, dans quel sens je l’entendoismoi, ce qui rendrait tout cet article inutile. Il me dit uneautre fois: qu’il se relâcherait plutôt sur d’autres points.Je le pris au mot en lui disant: que je lui abandonnois cetarticle, s’il vouloit m’abandonner ceux du commerce et dela religion, ce qu'il ne voulut pourtant pas. Je le menaçoisde reprendre l’article de la religion et de rompre plutôt quede laisser changer cet article, sachant bien qu’il n’osoit pasrompre pour un pareil objet. Enfin ayant demandé au