IV INTRODUCTIOtf.
Les lettre» allemandes se divisent comme dans tonte autte lan-xue en Voyelles, Lautbuchstaben ou SribstlaM, et en Consonnei,Mitlaute. Les voyelles sont i ,
ü. L e. i. o. ö. u. y»a. ?e. e. i. o. os. ou. ü. y.
Toutes les autres sont consonnes, et ne forment un son qu’ave*le secours des voyelles.
PRONONCIATION DES VOYELLES*
§}♦ (!. *** (A* 3.)
Se ptononce cotnme en franyois. P. e. die Mer , la veine dekAdel , La noblesse-, die Abreise, Le de'part; der Anfang, le commen *cement. Cette voyelle esc tantöt Jongue, tantöt brave dans la prononciation. On pourroit dire que les voyelles sont gdneralemen 1 :lungues, qua na elles se prononcent seules ou suivies d’une seul'*eonsonne; et qu’elles sont breves quand elies sont suivies de deuxeonsonnes; vnais les regles que les Grammairiens ont donuees surcet objet, souffrent taut d’exceptions , qu’un errahger en sera toujoursfort embarrasse. Pour eviter cet inconvenient, et pour faciliter lavraie prononciation, les Anciens trouverer.t Pexpediem :e doublerles voyelles, ou de se servir de la lettre h pour indiq iei üne Voyellelongue. 11s ecrivoient der Aal , l’anguille; das Meer, la mer ; dekRflttz, le conseil; die Thflt, le Jait ; die ^flh!, le nuwbre ; er geht,ilva; ihn, le; itzm , lui etc. Cette maniere d’ecrire s*es; con»erveejusqu’a nos jours dans les mivrages de nos meilleurs auteurs, et eilesenible etre necessaire aussi long-temps que nous nous servirons denos caractöres aliemands. 11 est vrai que nous sefions bien etnbar*rasses, si l’on nous demandoit la raison pour laquelle nous dcrjvonsdas Jahr, Van, avec un h, et gar , cuit, röti; it. der Garkoch ,le cabaretier, gargotier , sans h; Ihr , vous avec un h, et: wir ,nous, sans h; quoique la prononciation des voyelles fl et { dans ceämots, comme dans plusieurs autres de cette natu re , soit absolu-ment la meme. Mais il faut se conformer a l’usage gen^ralement reququi, en matiere de langue , est plus fort que la raison.
A e. a. 2». ( ä ..
Cetta voyelle se pr-ononce ordlnälrement comme nt> h ouvert; p. tz«bändigen, bezähmen, dompter, prononcez ben-di-gen, be'-ze-men;die Väter, les peres, prononcez di Fe-ter etc. Dans les livres im* v
prlmes on trouve ordinairement A< faute d' A , en caractöre ma«inscnle.
E. e- £*. (E, e.)
On distingue dans la langue allemande trois sortes d’E; ]’E fer*m6, l’E ouvert et un E tres-bref qui approche beaucoup de l’E muetdes Francois. P. e. dahs le mot sich ergebe» , se rendre, le pretnieft est ferme, le second est ouvert, et le troisieme est muet. LesGrammairiens ne parlent ordinairement que d’un e ferme et d’un <ouvert, sans faire mention du troisieme qui est muet et qui setrouve dans la langue allemande aussi bien que dans la langue fran-^oise. L’c ferma est le plus usuel; mais il serolt difficilö de donnef
uiie
l