A BONAPARTE L’ITALIQUE.
J’a i vu ta main, ta main puissante ,
Qui frappa tant de PotentatsEt fonda tant d’heureux Etats,
Aux loix d’Euclide obéissante ,
Avec moi suivre le Compas.
Vainqueur de leur hauteur extrême,
Tu franchis les monts sourcilleux :
Ton génie aborde de mêmeLe plus difficile problème ,
Et fait douter si nos neveux ,
De ce génie à qui tout cède ,
Admirant les efforts heureux,
En toi reconnoîtront le mieuxAnnibal ou bien Archimède.
De tes triomphes éclatansJe vois la mémorable année ,
Comme un soleil, de gloire environnée,
Briller sur l’abyme des teins ,
Et vaincre l’envie étonnée.
Poursuis, Bonaparte , poursuis 5De tes hauts faits soutiens la gloire.
Savant, de tous les arts épris ,
Amant chéri de la victoire ,
Héros , et plus sans doute encor,
Homme généreux et sensible ,
Donne à ton ame un libre essor.
A ton bras toujours invincible ,
A ton cœur toujours bienfaisant ,
L’Italie enfin affranchie,tla devoir sa nouvelle vieEt son empire renaissant.
D’Arnaud.