de précaution. 131
maux d’eftomac, ils détruifent réellement peu-à-peu cet organe , & l’on voit tous ceux qui s’ac-coutument aux liqueurs , tout comme les grandsbuveurs, finir par ne faire aucune digeftion ,tomber dans la langueur , & mourir hydro-piques.
$. 555. L’on peut fouvent fe pafTer d’émétiqueou de purgatifs, lors même qivils paroiftent né-ceflàires , en fe retranchant un repas par jourpendant quelque temps ; en fe privant de tousles aliments nourriflants , & fur-tout de ceuxqui font gras ; en buvant beaucoup d’eau fraî-che , & en prenant plus d’exercice qu’à l’ordi-naire. Ces mêmes moyens fervent aufii a furmoiv-ter fans purgation les différents mal-aifes qu’onéprouve fouvent à l’époque où l’on avoir accou-tumé de fe purger.
5 - 5 56. Les remedes N 05 34 & 35 font les émé-tiques les plus filrs. La poudre N° ai eft un bonpurgatif quand il n’y a point de fievre.
Les dofes marquées conviennent pour un hom-me fait , d’un tempérament vigoureux. 11 s’entrouve cependant quelquefois pour qui ces dofesferoient infuffifantes : on peut les augmenter d’untiers ou d’un quart; mais fi alors elles n’operentpas, il faut bien fe garder de doubler & de tri-pler , comme on le fait quelquefois fans réuffira purger, & au rifquedetuer le malade , com-me il eft arrivé fouvent. L’on doit dans ce casdonner de grandes dofes de petit lait mielléou d’eau tiede , dans un pot de laquelle on metune once ou une once & demie de fel de cuili-ne , & on boit cette dofe à petits coups, en fepromenant.
Les montagnards , qui ne vivent prefque quede lait , ont les fibres ii peu fenlibles , qu’il fautpour les purger des dofes qui tueroient tous lespayfans de la plaine. Il y a dans les montagnes