212 ^ Des Vapeurs
L’on a aufli obfervé dans quelques fujets que» les malades attaqués de la vapeur du charbon» ont ordinairement tout le corps d’un tiers plus» gros que dans l’état naturel ; le vifage , le colr> & les bras font gonflés comme s'ils avoient» été foufflés & la machine femble dans l’état» de violence qu’auroit éprouvé quelqu’un qu’on» auroit étranglé, & quiauroir long-temps com-» battu avant que de fuccomber. «
$■ >a$. Les perfonnes qui Tentent le danger &qui fe retirent à temps , font foulagées ordinai-rement dès qu’elles font au grand air , ou s’illeur refte du mal-aife, un peu d’eau & de vinai-gre ou de la limonade , bus chauds , les foula-gent allez promptement. Quand on a perdu lelentiment & la connoiffance , & que le pouls eltprefqu’infeniible , s’il y a quelques moyens deranimer le malade , ils conftflent : i° A l’expoferdans un air très-pur & frais.
a° A lui faire refpirer quelque odeur très-pé-nétrante qui le ranime un peu , comme l’efpricvolatil de fel ammoniac , le fel d’Angleterre >&c. enfuite à l’entourer de vapeur de vinaigre.
3° A lui faire une faignée au bras. (1)
4° A lui mettre les jambes dans l’eau tiede ,& à les bien frotter. ( 1 )
5° A lui faire boire beaucoup de limonade©u d’eau & de vinaigre , avec du nitre.
6 ® A lui donner des lavements âcres.
Comme il eft démontré qu’il y a du fpafme ,
tapeur du charbon, préfenttnt conftamment 1er vailfeauxdu cerveau très-cngorgés de fang. L’état varié du poumon 5cles fymptomes qui precedent la mort, prouvent que la catt-fe du ma) ne réfide pas dans ce dernier vifcete.
(i) Nous préférerions qiPellefut faite a la jugulaire.
( 1 ) Pendant qu’on lavera les jambes dans de Peau tiedeon app ! iqeciu de ia-g'uce pilée , entre deux linges,, lui tou-te- 1» tête.