Des Eviinouiffements. aol
509. Les perfonnes qui ont un abcès dans lecorps, l’ont fujettes à évanouir fréquemment; onles ranime avec le vinaigre , mais louvent un deces évanouiffements devient mortel.
(5. 5x0. Il arrive à plufieurs perfonnes d’avoirun évanouiflement plus ou moins fort à la find’un violent accès de fievre, ou de chaque redou-blement dans les fievres continues , ce qui prou-ve toujours que la fievre a été très-forte, i’éva-nouifièment étant l’effet du relâchement qui fec-cede à une forte tenfion. Une ou deux cuilleréesd’un vin blanc léger, mêlées à autant d’eau, fontle feul fecours néceffaire.
$. j 11. Les perfonnes qui font fujettes à defréquents évanouiffements , ne doivent rien né-gliger pour en connoître la caufe, Sc pour ladétruire quand ils la connoiffènt, parce que l’ef-fet des évanouiffements eft toujours nuifible, ex-cepté dans quelques fievres dans lefquellcs il pa-roît décider les crifes.
Tout évanouiflement laiffe dans le mal-aife &dans la foibleffe, les fécrétions fe fufpendent,les humeurs croupiffent, il fe forme des engor-gements , tk fi le mouvement du fang s’arrêtetout-à-fait, ou fe ralentit confidérablcment, il feforme dans le cœur & dans les gros vailfeaux,des polypes fouvent incurables , dont les fuitesfont terribles , &C quelquefois occafionnent desanévrifmes intérieurs, qui tuent toujours aprèsde longues angoiffes.
Les évanouitfements qui attaquent les vieil-lards , fans caufe manifefte , font d’un fâ-cheux augure.
Des Hémorragies.
Ç. fia. Les hémorragies du nez, qui furvien-nent dans les fievres inflammatoires , font ordi-