Des Hernies, 177
payfàn défigne en dilknt qu'il cjl rompu , fontquelquefois une maladie de naiflance ; plus fou-Hvent l’eifet des pleurs violents, d'une toux forte ,ou d’efforts réitérés pour vomir dans la premièreenfance. Dans la fuite elles font produites à toutâge, ou par quelques maladies, ou par des ef-forts violents. Elles font beaucoup plus fréquen-tes chez les hommes que chez les femmes ; & l’ef-pece la plus commune, la feule dont je me pro-pofe de dire un mot , c’eft celle qui dépend dupartage d’une partie des inteflins ou de la coéllèdans les bourfes.
Elle eft aifée à connoître. Quand elle fe trouvechez de petits enfants, on la guérit prefque tou-jours en faifant porter conffamment un bandagequi ne doit être que de triege , avec une pe-lotte de linge , de crin ou de fon. Il faut enavoir au moins deux , afin de les changer detemps en temps, & avoir le plus grand loin dene jamais le mettre que quand l wnfant eft cou-ché fur le dos, & qu’on en fftr que tout eft bienrentré ; fans cette précaution il feroit les plusgrands maux.
L’on peut aider l’effet du bandage, en appli-quant fur la peau , dans le pli de l’aine ,à l’en-droit du partage , une emplâtre aftringente quel-conque, comme celle pour les fradures , ou celledont j’ai parlé, ($■ 144.
L’on ne doit point laiffer monter à cheval lesenfants , jufqu’a ce qu’ils l’oient entièrementguéris.
Ç. 476. Dans un âge plus avancé , un bandageAmplement de triege eft infuffifant, il en faut unoù il y ait du fer, & quelque gênant qu’il pa-rodie d’abord , l’on s’accoutume bien vite à cetufage , & l’on n’en eft plus incommodé.
Ç. 477. Les hernies acquièrent quelquefois unvolume prodigieux, & une grande partie des in-