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Tome Second (1766)
Entstehung
Seite
98
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9 $ La Grofitfe.

( je parle des femmes du peup'e ) à quelques*que ce foit. °

De la Groÿljje.

364. Les grofleflës font généralement beau-coup plus heureufes dans les campagnes quà laville. Les payfannes font cependant fujettes, com-uae les femmes de la ville , aux maux de coeur &«ux vomifTements le matin , aux maux de tête& aux maux de dents ; mais ces maux cedentàla fàignée, qui eft prefque le feul remede dontelles aient befoin. (1)

j$. 365. Quelquefois après avoir porté des far-deaux trop pefants , avoir fait des travaux vio-lents , avoir foutenu des cahotements trop rudes ,avoir fait quelque chûte , elles font attaquées deviolentes douleurs de reins , qui fe répandentjufques fur les cuiffes , & aboutilfent tout-à-faitau bas du ventre , ce qui préfage ordinairementquelles font à la veille de fe bleffer.

Il faut , pour prévenir cet accident , qui efltoujours dangereux, i° quelles fe mettent fur lechamp au lit, & quelles fe couchent fur la pail-laffe, fi elles nont point de matelas, la plume efttrès-mauvaife dans ce cas ; quelles relient plurfieurs jours dans cette fituation , ne bougeant &ne parlant prefque point.

2. 0 Il faut tirer dabord huit ou neuf onces defang du bras.

( 1 ) La trop grande abondance de fang eft à la véritéîâ feule caufe de tou- ces maux * mais comme on a piuiîcursmoyens dy remédier, on doit toujours préférer les plusdoux , 5c ne point accoutumer le coips à des remedesqui peuvent tourner à fon désavantage 5c à celui des enfants.On fera donc tous l'es efforts pour éviter la faignee, enjoignant lexercice, dans un air vif, à une nourriture peaabondante , 5c encore moins fuccuieme.