96 Les Réglés.
ration ; il faut détruire tous ces maux avant qued’ordonner aucun remede chaud pour détermi-ner les réglés. L’on imagine mal-à-propos que cetteévacuation guérit les femmes de tous les maux ,& cette erreur coûte la vie à un grand nombre.
Ç. 361. Pendant qu’on prend ces remedes, ilne faut prendre aucune des chofes que j’ai décon-feillées dans les (J. précédents, & l’on doit en ai-der l’effet par le mouvement. Celui d’une voitureeft très-falutaire , celui de la danfe l’efl aufli beau-coup , moyennant qu’il ne foit pas porté jufqu’àl’excès.
Quand le ma! a des rechûtes, on fe conduittout comme fi c'étoit une première attaque.
5. 36a. L’autre efpece d’oppilations , décritedans le §. 354, demande une conduite très-diffé-rente. La laignée , qui eft pernicicufe dans la pre-mière efpece , & dont l’ufàge jette plufieurs jeu-nes filles dans une langueur incurable , a fouventemporté cette efirece dans le moment. Les bainsde pied tiedes , les poudres N° ao, le petit laitont fouvent réuffi ; mais il faut d’autres fois desfoins appropriés à chaque cas particulier , &par-là mtme on doit confulter.
< 5 - 363. Quand les réglés ceflènt par l’âge ,( $. 359. ) fi elles ceffetit tour-à-coup , Sc fi ellesétoient abondantes auparavant, il faut néceflaire-ment,i° faire une fàignée & la réitérer tous les fix,ou même tous les quatre,ou tous les trois mois. (1)
1° Diminuer
( 1 ) La faignée doit ctre regardée dans ce cas comme unmal quelquefois nécefiàire. On s’y détei minera fî on ne peuiefpérer la guérifon par les autres lecouis indiqués ; maisnous croyons qu’on ne doit jamais y revenir fans une in-dication preflànte , fans un examen nouveau & approfondi.Il faut accoutumer la nature à fe débairailer par la voiedes felles , des Tueurs ou des urines , de la trop giandeabondance des humeurs, à féparer elle-même celles qu’elledoit rejeteer, & à diminua la formation d’une auiTî grande
quantité