JZ Avis pour
importe de fe ménager dans ces temps critiques til n’y en a pas une qui, dès la première appari-tion , jufqu’au dernier retour, ne fe conduisit avecla plus fcrupuleufe régularité.
Leur conduite, dans ces circonffances , décideabfolument de leur famé , de celle de leurs en-fants , de leur bonheur , de celui des perfonnesavec qui elles ont à vivre.
Plus elles font jeunes & délicates , plus lesménagements font néceilaires. Je fais que la ro-bufte campagnarde néglige quelquefois impuné-ment de fe ménager, mais d'autres fois elle eneft cruellement punie ; & je pourrois produire«ne longue lifte de celles qui fe font jettées ,par leurs imprudences, dans les fuuations lesplus trilles.
Outre l’attention qu’il faut avoir d’éviter lescaufes générales que j’ai indiquées dans leprécédent, chacune doit obferver ce qui lui nuitplus particuliérement à cette époque, & y re-noncer pour toujours.
357. Il y a plufieurs femmes chez lefquellesles réglés viennent toujours fans aucun dérange-ment de leur fanté ; il y en a d’autres qui fontincommodées à chaque retour, & quelques-unespour lefquelles ils font affreux, par la violencedes coliques qui les précèdent ou les accompa-gnent , & qui font plus ou moins longues. J’enai vu ne durer que quelques minutes , d’autresquelques heures ; il y en a qui durent plufieursjours, & qui font accompagnées de vomiflements ,de défaillances, de convulfions occafionnées parl’atrocité des douleurs , de vomiffements defang , de faignements de nez , &c. qui , en unmot, parodient les mettre aux portes de la mort.Cet état demande une très - férieufe attention;mais comme il dépend de plufieurs caufes, fou-vent très-oppofées, il ert impoflibls d’indiquer