La Gale. 87
» lottes, bas, avant qu’on les mette ; mais cette» fumigation doit fe làire en plein air. «
347. Quand cette ma'adie dure très-long-temps , elle épuife le malade par l’infomnie , l'in-quiétude , des demangeaifons , 6 c quelquefoisla fïevre , il maigrit extrêmement & perd fesforces.
Dans ces cas il faut i° faire prendre un purga-tif doux. ■
a 0 Ordonner quelques bains tiedes.
3 0 Mettre le malade au régime des convalef-cents.
4 0 Lui faire prendre ,foir& matin , la pou-dre N 11 53 , pendant quinze jours, avec la tifane16.
Souvent la maladie efl: rebelle , & il faut va-rier les remedes fuivant les circonftances ; détaildans lequel je ne puis pas entrer.
f$. 348. Après quelques purgatifs , des bainsfoufrés, tels que ceux d’Yverdun , guérillen t très-fouvent, &les fimples bains froids, de rivières oude lac, ont emporté des gales très-rebelles.
Il n’y a rien qui entretienne plus long-tempsla gale que l’abus des eaux chaudes. ( 1 )
$. 349. Je réitéré qu’on ne doit jamais em-ployer étourdiment l’onguent N° 3a , ou les au-tres remedes qui font diiparoître la gale. Il n’y apoint de maux qu’on 11’ait vu fuivre la tropprompte guérifon de cette maladie par des re-medes extérieurs , employés avant que d’avoirévacué & un peu diminué l’âcreté des humeurs, (a)
( 1 ) Il paroît difficile de concevoir comment l’abus deseaux chaudes peut entretenir la gale. Le peuple tombemoins dans cet excès que les riches 5 il eit bienplus fouvent & plus long - temps afïeâé de la galequ’eux.
( 1 ) Mais quels que foient ces ipaux , comme ils font