Coliques. 65
malade Te met au lit, & peut un peu fuer , fur-tout aux jambes. Si les douleurs étoient très-for-tes , on donnerait des lavements.
Une femme , s’étant trempée les jambes dansune fource allez fraîche , apres avoir marché augros de l’été , fut d’abord attaquée d’une coli-que très-violente. On lui donna des chofes chau*des, le mal empira ; on la purgea , le mal em-pira ; on m’appclla le troifteme jour , peu d’heu-res avant fa mort.
11 faut , dans ces cas-là , fi la douleur eft ex-cefiive , faigner , ( 1 ) donner un lavement d’eautiede , tenir les jambes plufieurs heures , d’abordà la vapeur de l’eau chaude, enfuite dans l’eau •boire abondamment de fleur de tilleul avec unpeu de lait , donner enfuite un grain d’opium ;& fi le mal ne cédoit pas , appliquer aux jam-bes des véficatoires , dont j’ai vu de grandseffets.
Ç. 313. On voit , par ce chapitre , qu’il fautêtre extrêmement en garde contre les chofes chau-des & fpiritueufes dans les coliques , & que cesremedes peuvent non-feulement les empirer, maismême les rendre mortelles. L’on ne doit donc ja-mais en donner ; & quand on ne fait pas démêlerla caufe de la colique , je conteille de s’en tenirà Ces trois fecours, qui ne peuvent miireà aucuneefpece , 3 c peuvent guérir toutes celles qui nefont pas extrêmement fortes. i° Des lavementsréitérés. 1° Une grande quantité d’eau tiede , oude thé de fureau en boilîon. 3 0 Des fomentationsfur le bas-ventre ; celles d’eau tiede font à préfé-ïer à toutes les autres.
J. 314. Jcn’ai'ricn dit des huiles, parce qu’elles
(0 On ne doit pas fe décider légèrement à la faignéedans cette colique : nous croyons meme qu’on ne doit U
pratiquer que iorfqüc l'inflammation parole Parvenir.