d’accès. 3Ç
mourir dès le troifieme accès , & paflé rarementle fixieme , s'il n’eft pas bien conduit. Il n’y apas un moment à perdre , & il n’y a qu’un par-ti à prendre , c’eft de lui donner inceiiammentle kina , comme Ç.160 , afin de fuppnmer lesaccès fuivants. Souvent ces fievres font compli-quées avec beaucoup de putridité dans les pre-mières voies ; quand cette complication eft biendémontrée , on peut , immédiatement après lafin d' un accès, donner une prife d’ipécacuhana ,N u 35 , Ôc dès que fon effet eft fini , on ordonnele kina. Mais je m’éten.is peu fur ces fievres ,parce quelles ne font pas fréquentes , & que letraitement en eft trop délicat pour qu’on punieles traiter fans Médecins ; j’ai feulement voulules faire connoître , afin que quand elles fe pré-fenteroient , on fût inftruit du danger.
$• 271. La même caufe qui produit ces fievre»d’accès , occafionne fouvent des maladies quireviennent périodiquement à la même heure ,fans frifl'on , fans chaleur , & fouvent fans vî-telîe dans le pouls : ces maux fiiivent prefquetoujours l’ordre des fievres quotidiennes ou tier-ces , plus rarement celui des quartes. J’ai vu desvomiffements & des envies de vomir très-violen-tes , avec une angoifle inexprimable ; des op-preffions très-fortes , des coliques les plus cruel-les , des palpitations effrayantes , des maux dedents exceffirs, des maux de tête , & très-fré-quemment des douleurs inouies fur un œil, lapaupière , le fourcil & la tempe du même côté,avec une rougeur de l’œil & un larmoiementcontinuel. J’ai même vu , deux fois , un gonfle-ment fi prodigieux que l’œil fortoit de plus d’ut»pouce de la tête , couvert par la paupière , quielle-même étoit extrêmement enflée. Tous cesmaux commencent très-réguliéremeut à une cer-taine heure , durent à peu près le temps d’un