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Der Hubertusburger Friede : nach archivalischen Quellen
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fait, Sa Maj. Prussienne est disposée à donner les mains aux mesures ne-cessaires dont il s’agiroit de convenir, pour que la recherche puisse êtrefaite avec la plus grande exactitude, et exécutée de bonne foi.

Quant à l’Article des Garanties, l’Impératrice Reine a proposé, dansla vue la plus pure le renouvellement de celles qui ont été stipulées dansle Traité de paix de Dresde, et leur extension, Elle a entendu par l'a laHongrie, et Elle se flatte encore que Sa Majesté Prussienne voudra biencomprendre ce Royaume dans les siennes.

Sa Majesté a jugé devoir s’expliquer avec franchise sur tout ce que cidessus, pour accélérer autant qu’il peut être en Elle l’objet désirable d’uneréconciliation sincère et durable entre les deux Cours. Elle espère que SaMajesté Prussienne voudra bien Lui rendre la justice d’être persuadée de lapureté de Ses intentions, et Elle desire fort, que la réciprocité de ees senti-ments qu’Elle se flatte de rencontrer dans la façon de penser de ce Prince,La mette dans le cas d’avoir la satisfaction de voir dans peu la paix etbonne harmonie solidement rétablies entre Elle et Lui.

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Le Roi a vu avec plaisir par le second Mémoire qui vient d’être com-muniqué à Son Plénipotentiaire, que les Sentimens de Sa Majesté l’Impé-ratrice Reine repondent aux siens par rapport à la manière dont il convientde traiter dans le cours de la présente négociation. Sa Majesté s’étoitattendue, que Sa précédente réponse auroit été trouvée également satis-faisante pour le fond de l’affaire, du moins Elle est persuadée de ne s’êtreécartée en rien du principe convenu, que l’on veut faire une paix juste,honorable et durable.

On n’auroit point de peine à faire voir a chaque Article de cette ré-ponse, que les trois qualités susdites s’y trouvent appliquées aux circon-stances de toutes les deux Parties, n’y ayant pas de principe d’une égalitéplus parfaite, que celui qu’on a mis pour base de toute la Pacification,savoir : la restitution de tous les Etats, que les Puissances engagées danscette guerre ont possédés avant la commencer. Cependant comme on veutégalement éviter d’entrer dans des discussions détaillées, qui pourroientmener trop loin, on se contentera d’observer: que le mot de cession et deperte dans le sens que le prend la Cour de Vienne dans le cas présent estsynonyme et équivalent, pareeque celui qui cède une partie de ce qu’il an’en conserve pas réellement la totalité.

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