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SSeiliigcn.
de cessions étoient tout-à-fait contraires à la situation présente des affaires.Qu'après avoir soutenû la guerre avec tant de fermeté pendant un si grandnombre d’années, on pouvait bien croire que Sa ^lajesté ne finiroit pasaujourd’hui par accepter des Conditions pareilles, et que le Suum cuiqueétant la base la plus naturelle d’une paix équitable, il esperoit qu’on lemettrait en état de faire en conséquence un rapport qui fut propre.à avanceret à accélérer un ouvrage si salutaire pour l’humanité.
6 .
Comme le Négociateur Autrichien fera sans doute valoir les grandesressources de sa Cour, les préparatifs qu’elle a fait pour la prochaine cam-pagne et les moyens qu’elle a par devers elle, de continuer la guerre avecvigueur et avec succès, le Conseiller privé de Hertzberg ne manquera pasen ce cas de repondre sur le même ton et de témoigner que ce n’etoit paslà ce qui embarassoit Sa Majesté, que Ses Armées seraient tout aussi for-midables pour le moins qu’elles l’avoient été par le passé, qu’Elle avoitdéjà pris tous ses arrangemens pour cet effet, et que s’il falloit mettrede nouveau la paix au hazard des événements, Elle avoit lieu d’esperer,qu’Elle pourvoit peut-etre faire a son tour et avec plus de justice desdemandes tout aussi fortes que celles qui en empêcheraient aujourd’hui laconclusion.
7 .
S’il est question du dedommagement de la Saxe, le Sr. de Ilertzbergfera valoir les pertes énormes que les Etats du Roi ont souffertes, et quimettraient Sa Majesté plus qu’aucune autre Puissance en droit de prétendreà une indemnisation de manière que ce n’etoit que par modération pourdonner une preuve des Ses sentimens pacifiques et pour ne pas arrêter unevenement qui faisoit l’objet des voeux de tant de peuples, que Sa Majestése retranelioit à ne demander que la simple restitution de Ses Etats. LeSr. de Ilertzberg observera cependant en parlant de la dévastation desProvinces de Sa Majesté, de ne jamais nommer les Russes et de s’en tenirau terme general des ennemis du Roi, afin de ne pas fournir à la Cour deVienne une occasion de la commettre le moins du monde d’avec celle del’etersbourg.
8 .
Au cas que le Baron de Fritsch qui sera muni des pleinpouvoirs dela Cour de Saxe voulut le presser, le Sr. de Ilertzberg, d’entrer en négo-ciation avec lui, il lui fera sentir poliment, qu’il falloit avant toutes choses,que Sa Majesté fût sure de Sa paix avec la Cour de Vienne, et que quelquedésir qu’Elle eût de mettre fin aux calamités de la Saxe, il falloit nécessaire-ment, que les deux Traités de paix fussent signés en même tems, motif,dont il se servira adroitement, pour engager le Ministre Saxon à pousserà la roue pour rendre les Autrichiens plus dociles et pour les faire venirau bout que Sa Majesté se propose.