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à pas mesure sans se presser en voyant venir le plus qu’il lui sera possibleceux à qui il aura à faire et en discutant article par article tous les pointsqui pourront faire un.objet des Traités à conclure.
3.
La première scène se passera naturellement en complimens de part etd’autre. Le Sr. de Hertzberg y mettra la politesse et la prévenance con-venable, et il témoignera au Ministre Autrichien, que Sa Majesté ne doutoitpas de la sincérité des dispositions dont la Cour de Vienne l’avoit fait as-surer, que les siennes étaient egalement pacifiques, qu’il ne s’agissoit que devoir si l’on pourroit parvenir à concilier les intérêts des deux Cours, etqu’il ne tiendroit pas à Sa Majesté d’apporter à un ouvrage si salutairetoutes les facilités compatibles avec sa gloire et avec sa dignité.
4.
Après ce début et apres la production usitée des pleinpouvoirs de partet d’autre, il s’agira de constater les demandes des deux Cours par rapportaux possessions respectives et de fixer les premiers principes qui doiventsei-vir de base à la négociation. Le conseiller privé de Hertzberg tacheradans la première conférence qui se tiendra, de faire parler le MinistreAutrichien et de l’engager à s’expliquer sur les conditions auxquelles saCour seroit disposée à s’accomodcr. Comme celui qui fait les premièresouvertures dans ces sortes d’occasions donne toujours un très grand avantagesur lui, le Sr. de Hertzberg mettra tout en usage pour se le procurer, etau cas que le Sr. de Collenbach vint à insister de son coté sur une ex-plication préalable, de ce que Sa Majesté a entendu par une paix juste,honorable, et durable, il cherchera du moins à faire en sorte que cettedéclaration se fasse de part et d’autre dans la même Conférence, et il dé-clarera alors de son côté en faisant beaucoup valoir la modération de SaMajesté, qu’Elle ne demande que la restitution in integrum de tous SesEtats sur le pied qu’Elle les a possédés en 1756 immédiatement avant leCommencement de la présenté guerre.
5.
Les premières propositions du Ministre Autrichien seront selon toutesles apparences exorbitantes et inacceptables. C’est le langage ordinaire dela fierté Autrichienne, et le Sr. de Hertzberg doit s’y préparer. On pré-tendra sans doute vouloir garder la (sic) Comté de Glatz, On fera peutêtrepour la forme la même demande par rapport aux états de Cleves et deGneklrcs, On exigera un dedommagement pour la Saxe, et il se pourroitqu’on y ajoutât encore d’autres pretensions, qu’on ne sauroit prévoir, maisauxquelles il faut s’attendre de la part de la Cour de Vienne sans s’eninquiéter cependant, puisqu’elle commence toujours par demander beaucoup,afin de pouvoir se relâcher ensuite et à mesure qu’elle trouve de la ré-sistance. Le Sr. de Hertzberg prendra le tout ad referendum, et si lespretensions sont trop fortes, il les rejettera avec une sorte de surprise, entémoignant qu’il n’oseroit en faire son rapport au Roi; que des demandes