Sciliijjcn.
195
mis sous Ses yeux, il ne manquera pas d’exciter la compassion et tous lessentimens, qu’un Roi aussi grand comme Vous, Sire, ne saurait jamaisrefuser aux malheureux.
Je supplie donc Votre Majesté de vouloir bien prêter une oreille favo-rable à ce que le Sieur Conseilleur privé, Baron de Fritsch, Lui exposerade bouche en mon nom, et déférer généreusement à mes sollicitations etintercessions pour ces états et peuples infortunés. En implorant pour euxla pitié et la magnanimité de Votre Majesté, je suis avec le respect le plusprofond etc. etc.
Dresde, ce 28 Novembre 1762. Frédéric.
Æctlaijc C.
2(nttooït beê Jîoiiigê lion ^ratjjeit au ben Ê^m^rtitjeit bon
(Sacfyfen.
Monsieur mon Cousin. La lettre de Votre Altesse Royale m’a étérendue par son Conseiller Fritsch, et si Vous avies été bien informé de lamanière, dont nos trouppes se sont conduites en Saxe, je crois que VotreAltesse Royale aurait applaudi aux ménagements, qu’on a eu pour cetElectorat, qui de tous les pais exposés au ravage de la guerre sans contre-dit est le moins ruiné. Il est bien difficile de ménager un pais entièrement,tant qu’on a l’ennemi continuellement en présence, cependant cela s’est faitautant que les circonstances l’ont permises. Si Votre Altesse Royale pou-voit en juger par comparaison, Elle serait convaincue de la vérité de ceque je Lui dis. J’ai d’ailleurs répondu à Monsieur Fritsch sur tous lespoints, dont il a été chargé de Sa part, de façon que je me flatte, qu’Elleen sera satisfaite: Je ne désirerais rien de plus, que de pouvoir prouvera Votre Altesse Royale, la paix faite, avec combien d’estime et de con-sidération je suis, Monsieur mon Cousin
de Votre Altesse Royale
à Meissen le bon Cousin
ce 29 novembre 1762. Fédérie.
13