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a?eü agcu.
Je dois donc vous faire observer, Monsieur, en premier lieu,
Que Sa Majesté, qui de Son coté a témoigné dans toutes les occasionsqu’Elle n’avoit aucun éloignement pour le rétablissement d’une Paix justeet raisonnable avec le Roi de Prusse, ignore en échange jusqu’à ce jourla première des choses nécessaires à savoir, c’est à dire, si ce Prince estdans les mêmes sentiments.
C’est ce dont par conséquent il paroit nécessaire d’informer avant toutl’Impératrice dès 'a présent; cependant cette conformité d’intentions supposée,j’ai ordre de Vous déclarer, Monsieur,
Que Sa Majesté est sincèrement disposée à' se reconcilier avec le Roide Prusse,
Que sauf ce qu’Elle doit à Ses alliés et ce qu’Elle se doit à Elle même,Elle contribuera volontiers par les sentimens les plus équitables au pluspromt rétablissement de la Paix.
Et que désirant sincèrement acellérer un ouvrage aussi conforme à Sonhumanité et prévenir pour cet effet des évènements qui pourvoient le re-tarder en faisant naître de nouveaux obstacles, Elle est prête à donner lesmains à une suspension d’armes, et à entrer en même tems tout de suiteen Négociation, supposé, comme Elle a lieu de s’en flatter que Ses Alliésy donnent leur consentement, qu’Elle leur a déjà demandé.
Dès aussitôt donc que l’on aura connoissance de la façon dont penseSa Majesté le Roi de Prusse tant sur le fond que sur la forme à donnerà la Négociation, on ne tardera pas à s’expliquer plus particulièrementqu’on ne peut naturellement le faire dans ce moment cy.
Sctlage B.
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^rat§en.
Sire,
Pénétré des malheurs, qui mettent aux abois les pais désolés du Roimon Père, et sollicité par les cris des états de toutes les provinces quitouchent à leur ruine entière, de tâcher de leur procurer quelque adou-cissement de leurs souffrances, je ne sais rien faire de mieux et de plusconvenable, que de m’adresser directement à Votre Majesté.
.T’ose me flatter, que Votre Majesté, qui dans d’antres occasions m’adonné de marques de Sa bonté, daigne agréer que je prenne cette liberté,et que si le tableau de la misère des états et peuples de ce pais peut être