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1 (1882) 1576 - 1582
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47. 1577 259

j'ay estö du comraencement en doute, si je rebrousserois cliemin 18.avec eux, mais j'ay pense que leur negotie peut estre ou bon oumediocre ou mauvais. S'il est bon, je n'ay que faire d'y estre, etquand j'y serois, je ne servirois ä autre chose que de vous cou-gratuler; si mödiocre ou mauvais, tousjours faudra-il venir ä lasource qu'est monseig r l'electeur, je feray tout porte et alten-dray vos commendemeus. -

Pour vous dire deux mots, monseig r , je supplie V. E. tenirbon et ne fleschir aulcunement aux deux points principaux, quesontla religion et Newstat. Quant ä la religion, je ne peux croireque ces ambassadeurs qui en ont tous fait profession, vous osentdivertir ni veuillent encores; et quand faire le voudroyent, ne faisdoute que V. E. n'aye assez que respondre. Quant ä Newstat, nevous laissez jamais esbranler; persistez sur la disposition et n'enbougez aulcunement. S'ils proposent le bien de paix, les incom-moditez que suivront la desunion, leur faut monstrer que ce n'estä V. E. qu'il tient que la concorde ne soit, et que la desunion, siaulcune survient, ne vous peut estre imput^e, qui ne demandez quereffet de la disposition. Dieu par sa sainte gräce veuille entre-tenir la paix. Cependant tenez bon sur vostre droit, quoy faisantviendrez ä chef. Ils sont desjä esbranlez, et ne reste qu'ä pour-suivre. Vous ne demandez que ce que vous est deu par loy divine,naturelle et civille.

Puis que monseig 1- l'electeur a differ6 son voyage des bains,V. E. aura plus de loysir de tout vuider et mettre une bonne etheureuse fin ä ces commencemens de defüence, laquelle faisant pluslongs progres ne peut amener que desunion, discorde et ruinede la maison Palatine. Mais si faut-il que V. E. persiste ä ceque luy est ordonnß.

Tay parle deux mots au marschalkb et luy ay dit ce que V.E. m'a commende de mettre en mes tablettes. II a discouru sursa fidelite et dit qu'il n'estoit pas homme pour laisser clocherle chien.

Au reste V. E. cognoist, ä qui eile a affaire. Ce sont am-bassadeurs, habituez au Palatinat, gens faits et creez par les Pala-tins, et l'heur desquelz despend de l'beur de la maison Palatine.Tant plus librement peut-elle traiter avec eux et sur tout ronde-ment, saus fleschir aulcunement. Vostre qualite le requiert, quiavez commende ä tant de bravez [!] soldats et en estes heureuse-ment venu ä chef.

Je ne sgay, si Lebenstein et moy nous presenterons ä monseig 1 'l'electeur avant qu'avoir de vos nouvelles; nous suivrons l'adois

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