chimie
On a dû renoncer à son emploi dans tous les cas ana-logues (réservoirs d'eau, etc.).
Son usage à l'état pur n'a donc pas eu l'extension qu'onespérait et est actuellement limité à de petits objets.
§ VII. — Cuivke.
1 . Extraction. — Le cuivre existe à l'état d'oxyde de cuivreou de carbonate, mais le plus fréquemment à l'état de sul-fure double de cuivre et de fer ou pyrite cuivreuse.
Les oxydes et carbonates se traitent facilement, parréduction avec le charbon chauffé à température suffisante.
Les pyrites cuivreuses sont plus difficiles à traiter, puis-qu'il faut éliminer le soufre et le fer ; on opère par une sériede grillages et de fusions.
Quand on grille la pyrite, une partie du soufre se trans-forme en anhydride sulfureux qui se dégage et une partiedu métal passe à l'état d'oxyde ; cette opération se fait aufour à réverbère. Si l'on fond, également au four à réver-bère, le produit résultant du grillage, il se produit desréactions : le cuivre, qui a plus d'affinité pour le soufre quele fer, passe à l'état de sulfure, et le fer s'oxydant plus faci-lement que le cuivre passe à l'état d'oxyde ; il résulte doncdu sulfure de cuivre et de Loxyde de fer. Ce dernier avecla silice et la gangue donne un silicate de fer très fusiblequi est éliminé sous forme de scories.
Le produit est appelé matte de bronze et contient plus decuivre que le minerai primitif ; on grille à nouveau, on fondet on obtient la matte blanche encore plus riche en cuivre.
On grille cette matte et on la fond au four à réverbèreavec des minerais oxydés et exempts de sulfure ; il y aréduction et production de cuivre brut.
Ce cuivre brut est affiné par l'air au four à réverbère ; ily a formation d'oxyde qui passe en scorie avec la silice dela gangue.
Il reste encore un peu d'oxyde qui rend le cuivre cassant ;