PREMIÈRE PARTIE. —
PHYSIQUE
INTRODUCTION
L;i Physique est souvent définie, au moins dans les diction-naires qui prétendent donner le sens de ce ternie, comme l'étudedes lois et des phénomènes auxquels sont soumis les corps, enrestreignant cette étude aux cas où la nature même des sub-stances n'est pas profondément altérée.
Celle définition dénierait donc à la Physique le droit d'étu-dier l'Electrolyse, dans laquelle les solutions salines sont décom-posées ; mais, par contre, elle lui imposerait l'étude des formescristallines, qui ressortit plus naturellement à la Minéralogie età la Chimie.
Aussi, semble-t-il plus logique de donner une définition plusprécise et plus claire, plus en rapport avec les découvertes etl'esprit modernes, qui tendent à ramener les phénomènes lesplus divers à un mouvement vibratoire de la matière, ainsi qu'àdes forces s'exerçant entre ses atomes constitutifs.
Depuis longtemps, l'Acoustique n'est plus étudiée que commeun ensemble de vibrations susceptibles d'influencer notreoreille : les phénomènes lumineux ont été expliqués d'abord par1 émission de particules ( Newton), puis par le mouvement vibra-toire rapide des corps lumineux et de l'éther (Fresnel) ; Maxwella pu montrer les phénomènes électriques comme le résultat destensions qui s'exercent sur la matière ; si ces théories reposenten grande partie sur des hypothèses, elles n'en suffisent pasmoins à expliquer tous les phénomènes. Enfin, s'il n'existe pasde théorie aussi avancée et aussi bien codifiée de la chaleur, ilest permis de supposer qu'il en sera donné, un jour, une explica-tion analogue et aussi satisfaisante.