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PHYSIQUE
sur le travers du bâtiment ; le son diminue quand le relève-ment de la cloche gagne l'avant ou l'arrière du bâtiment ; ilcesse complètement quand le bâtiment a le cap sur l'appa-reil émetteur. L'observation se fait en marche, la vitessen'empêchant pas la réception des signaux.
On voit par là tout le parti que l'on peut tirer de cesappareils : le bâtiment étant en marche, un observateurplacé aux écouteurs note l'apparition du son et, par la fré-quence et l'espacement des séries de coups, peut déterminerle bateau-feu ou le poste qui envoie le signal. En faisantvarier la direction du bâtiment, on entend le son soit parbâbord, soit par tribord, et on peut ainsi déterminer ladirection de la cloche ; on arrive donc à faire un relèvementdu poste transmetteur, aussi bien qu'on relève un feu.
On peut atteindre une précision de 1 degré. (Rapport duCommandant de la « Kronprincessin Cecilie » du Nord-deutscher Lloyd. Passage du Pas de Calais, 23 mars 1908.)
Quant à la distance à laquelle on commence à entendreles cloches, elle varie évidemment avec la direction danslaquelle se présente le poste émetteur ; sauf le cas où onarriverait juste le cap sur la cloche, les sons sont perçusau moins à 5 ou 6 milles de distance. La meilleure obser-vation a été recueillie par le « Kaiser Wilhelm II », le5 mai 1908 ; le bâtiment marchant à 10 nœuds par brouil-lard épais dans une mer calme a entendu la cloche dubateau-feu français de Sandettié à 19 milles de distance ; lerelèvement de la cloche était d'environ 75° sur l'avant dutravers par tribord ; les sons à cette distance étaient trèsnets et permirent d'identifier sans ambiguïté le poste émet-teur.
Applications. — Les Etats-Unis et le Canada ont actuel-lement un grand nombre de bateaux-feux et de bouéesmunis de cloches, sur la côte d'Atlantique ; l'installationdoit être généralisée sur la côte d'Atlantique, celle duPacifique et sur les Grands Lacs. L'Allemagne a pourvude bateaux-feux la Mer du Nord et la Baltique ; la