CHAPITRE III
Capillarité.
§ I. — Faits généraux.
Quand 011 plonge dans l'eau un tube de verre capillaire,c'est-à-dire un tube dont l'ouverture intérieure est très line,on constate que le niveau intérieur AH est plus élevé quele niveau extérieur CD du liquide ; cette élévation estd'autant plus grande que le canal est plus étroit. Tous les
liquides qui mouillent le verre, alcool, huile, etc., pro-duisent le même résultat : une élévation du niveau dans lestubes étroits (fîg. 42).
Si, au contraire, l'expérience porte sur un liquide nemouillant pas le verre, du mercure par exemple, le résultatest inverse (fîg. 43) : il y a dépression du |niveau dans letube capillaire.
Il y a en même temps un changement dans la forme dela surface; elle est concave quand elle est surélevée (fîg. 42)et convexe quand elle est déprimée (fig. 43).
Tous ces phénomènes semblent contredire les lois déjàexposées de l'Hydrostatique ; ils proviennent de forces duesà l'attraction moléculaire.