DU DIX-IIÜITlfeME SIECLE. 289
I’homme sensible peilt encore clever des mausoldes a Ja re-connaissanc.e et ä l'amilid.
Le sdnat liancais a rendu plusieurs decrets en favenr dessepultures particulieres , et les monumens cpie j’ai dleves surnies dessins, et cjui contieiment les corps de Descarles, deMoliere, de La FontaiüP-, deMabilion, de Montlaucon etde Turentie, sont une suite de sa reconnaissance eu iuveurdes talens.
]N° 307.
Urne sSpulcrale de RenS Descartes.
Sarcophage en pierre dure, et creuse da ns son inte-rieur, conlenant les restes de Rene Descartes, morten Suede en i 65 o , Supporte sur des griflons, animalastronomique , compose de l’aigle et du lion , tous deuxconsacres ä Jupiter, et l’embleme du soleil dem ils re-presentent le domicile. Des peupliers, dout la cirne montejusqu’äux nues, des ifs et des fleurs, ombragent ce 1110-nument , erige au pere de la pliilosophie , ä cclui quile premier nous appnt ä penser.
N° 5 o 8 .
Urne sepulcrale de Moliere.
Sarcophage en pierre dure, et creuse dans son inte-rieur, contenant le corps de Jean-Baptiste Poquelin deMoliere, mort en 1678, porte sur quatre pilaslres aussien pierre dure , le tout orne de masques comiques etdes atlributs de Thaüe. On y lit Tinscription suivante :
Moliere. et Thalie reposent dans ce tombeau.
Le tout entoure de myrtes, de roses et de cypres.
L’arclieveque de Paris refusant de lui accorder Ja sepul-ture, la veuve de ce grand iiomme sVcria les.yeux baign^sde pleurs : On refuse un tombeau ä celui ä qui la Grece au-rait dressd des autels. Le pere liouhours, qm savait. appre-cier Jes talens de ce pliilosoplie , lui fit cette dpitaphe:
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